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:: Zara découvre des squelettes dans ses placards ::

 
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Zara Zmerald
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MessagePosté le: Dim 8 Aoû - 12:02 (2010)    Sujet du message: Zara découvre des squelettes dans ses placards Répondre en citant

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La porte de la volière s'ouvrit brusquement et Zara en sortit à toute vitesse. D'une main, elle posa son chapeau haut de forme sur sa tête, et de l'autre ferma la porte, le visage clairement crispé par une émotion intense.

Elle marcha sur le trottoir, sur les pavés de la rue, titubant, perturbée. Peu de choses la troublaient, Zara. Elle en avait vu dans sa vie des choses pas nettes. Mais là, ça lui avait fait un choc : Sa volière elle commençait à la connaître pourtant ! Comment cette porte avait elle put apparaître, comme ça, sans prévenir ?

Elle avait besoin d'un remontant ! Ses pas se dirigèrent tout naturellement vers la ruelle obscure de la Scie Rose. Elle avait osé l'ouvrir, la porte miraculeuse, mais les inquiétants escaliers humides qui se cachaient derrière ne lui avait inspiré aucune confiance. Allez savoir où ça allait ? Ça ? Bien sûr, son intelligence se disait qu'étant dans un monde magique, forcément, des trucs magiques se passeraient, mais tout de même ? Une porte et un escalier en plus ?

Et puis qui sait se qui pourrait arriver de là ? Au début, elle avait pensé à condamner la porte. Affolée, elle y avait poussé devant une commode, une horloge cassée, deux chaises et son panier à linge sale. Ne lui demandait pas pourquoi le panier à linge sale ! Pour tout dire, elle y avait mis ce qu'elle avait pu !

Tournant en rond dans la volière sous le regard nerveux des volatiles qui sentaient bien que tout n'était pas normal, prêts à s'envoler à la moindre alerte, soulevant à chaque pas des brins de paille tombé des nids et de petits nuages de poussière, elle avait réussi à retrouver un minimum de calme mais n'arrivait pas à décider quoique ce soit.

Pourtant, faudrait bien faire quelque chose... Explorer ? Par tous les esprits de la Grande Forêt d'Emeraude ! Elle ne s'en sentait pas le cran, là tout de suite ! Il faudrait qu'elle ait un petit coup dans le nez pour trouver le courage de... Alors elle était sortie ! Direction la Taverne ! Pas dit qu'elle revienne jamais mais bon, il fallait se ressaisir !

Là, dans la rue, elle pensait à ses oiseaux : Bien sûr qu'elle reviendrait. Que deviendraient ils sans elle ? Une raison de plus pour faire quelque chose ! Peut-être trouverait elle un bon maçon pour condamner la porte définitivement ? Allez savoir...

La porte de la Scie Rose était ouverte. Comme d'habitude. Des odeurs fortes de tabac et d'alcool et des bruits ronronnant de conversations s'en échappaient. Zara n'y prêta aucune attention. Elle entra, s'assit au bar, déposa son chapeau sur le comptoir et attendit qu'on daigne s'occuper d'elle, ses doigts s'entrelaçant nerveusement.
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MessagePosté le: Dim 8 Aoû - 12:02 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Chronos
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MessagePosté le: Dim 8 Aoû - 13:57 (2010)    Sujet du message: Zara découvre des squelettes dans ses placards Répondre en citant

    Du bruit, beaucoup de bruit. De l'agitation, des gens qui marchaient dans tous les sens, des gens qui ne le voyaient pas. Des chaussures qui s'écrasaient lourdement sur le sol, un sol couvert d’immondices de toutes sortes. Des odeurs, au combien d’odeurs qui éveillait son museau. Odeur d’essence, odeurs animales mêlées à celle du goudron, il n’était pas le premier à être passé par ici, s’en doutait, en avait maintenant la certitude. Et du bruit, toujours du bruit. Crissements de freins, bruits de pneu, Allô des téléphones, bruits des chaussures qui retombaient lourdement sur le sol… Et lui, il courait, essayait d’échapper à ce vacarme. La peur au ventre, il l’avait. Que le monde était affreusement impressionnant vu d’en bas, que tout semblait prendre des proportions gigantesques… Lui ? C’était Chronos. Le petit chien au pelage blanc qui venait d’échapper à la vieille Agathe. Quand elle avait ouvert la porte de son hôtel ce matin, il s’était précipité au dehors sans attendre qu’elle lui attache sa laisse. La vieille Agathe avait couru mais ses rhumatismes et son arthrose avait eu raison d’elle au bout de quelques mètres et c’était le souffle court et la figure rouge qu’elle avait appelé le petit chien d’un ton désespéré. Il s’en fichait. Etait partit sans penser à se retourner, sans aucune pitié en songeant qu’il allait laisser la pauvre femme seule. Tant pis, c’était il dit. Elle allait retourner à la SPA et trouverait un autre petit chien à cajoler. Mais maintenant qu’il était perdu au cœur d’Angoulême,Chronos commençait à regretter la simplicité de la vie qu’il menait avec la vieille dame.

    Il déambulait sans but précis, l’oreille basse, la mine déconfite. Trottait d’un pas vif en regardant de droite à gauche. Il s’était déjà fait attraper par un camion de fourrière une fois, et n’allait pas y retourner sa liberté à peine retrouvée. C’est qu’il l’avait souvent espéré cette liberté, aurait tout donné pour la retrouver. Mais maintenant qu’il la possédait, il se retrouvait horriblement seul sans aucune idée de ce qu’il allait devenir. Peut être était-ce une mauvaise idée ? Peut être devrait-il retourner sur ses pas pour retrouver la vieille Agathe ? Il ne savait même plus où elle se trouvait. Et puis non. Même s’il l’avait su, il ne serait pas retourné la voir. Il n’était pas qu’un vulgaire animal domestique. Non, Chronos avait été un apothicaire réputé par le passé et méritait un minimum de respect, il n’avait pas à être traité comme un chien en peluche. C’est sur cette idée qu’il redoubla l’allure pour continuer à marcher, toujours sans bien savoir où il allait tomber.

    Le petit chien dressa l’oreille, comme soudain surpris. Il lui semblait avoir sentit comme un changement dans l’atmosphère. Il ralentit, perplexe. Que signifiait cela ? Ce n’était pas pareil, un peu comme si une partie du monde avait changé quelque part. Il observa, une porte, ouverte, à quelques mètres de lui. Les gens semblaient passer devant sans la voir. Il fronça les sourcils, avança encore. Cette ambiance qui se dégageait de cette porte, il lui semblait l’avoir déjà sentie, autrefois, à Santa Fariaz. La simple pensée que cette porte ouverte puisse être une ouverture sur une zone magique le décida à s’y précipiter, et ni une ni deux, le petit chien blanc s’y engouffra la mine résolue. La porte se referma en claquant, il se retourna, surpris. Bien malin, maintenant, il lui serait impossible de la ré-ouvrir seul. La poignée était bien trop haute pour qu’il parvienne à l’atteindre.

    Chronos ignorait où il venait d’entrer. Il avait l’impression que cet endroit sentait la magie mais craignait qu’il ne s’agisse que de son imagination. En tout cas, il savait qu’il était désormais livré à lui-même. Il continua à marcher, espérant trouver un endroit qui lui en apprendrait plus sur le lieu où il venait d’atterrir. Une bâtisse l’intéressa tout particulièrement, il en sortait des rires et de fortes odeurs d’alcool qui lui firent plisser le nez. Son sens de l’odorat s’était particulièrement développé depuis sa transformation et il était devenu véritablement sensible aux odeurs qui l’entouraient. * Un bar ? * songea-t-il en s’avançant devant l’encadrement de la porte. Et comme personne ne semblait s’énerver de sa présence, le chien y entra complètement.

    Adossée au comptoir, il aperçut une jeune femme à l’air soucieuse et au style vestimentaire étrange. Décidant de se faire remarquer mais ignorant si la femme en question avait une quelconque notion de magie en tête, il avisa un siège à ses côtés et y sauta sans faire de manières. Là, il posa son regard de chien triste sur elle et attendit de voir sa réaction, préférant rester muet pour le moment.

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Monsieur Minchin
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MessagePosté le: Dim 8 Aoû - 17:05 (2010)    Sujet du message: Zara découvre des squelettes dans ses placards Répondre en citant

Ah ! Maudite journée ! Monsieur Minchin détestait les jeudis ! Sa chère et tendre lui laissait le contrôle de la taverne ces après-midi là afin de préparer son stew irlandais connu de tout Angoulême Sorcier. Soit, il était fameux, ce stew ! Soit, Monsieur Minchin était le premier à perdre sa mauvaise mine dès qu'il s'agissait d'en manger mais quelle corvée ! Servir les clients, leur tenir la manche, les mettre dehors quand ils dérapaient... Ah ! Maudite journée !

Et regardez les ceux là, avec leurs airs moqueurs et leurs rires tonitruants ! C'était bien de lui qu'ils se moquaient tous ! Parce qu'il avait encore échappé un verre, renversé la bierraubeure - autre spécialité de la Scie Rose - parce qu'il se trompait dans les dosages des cocktails ! Ils l'avaient fait exprès ma parole, d'avoir choisi ces fichus cocktails ! Ils le savaient bien que Benoit Minchin n'était pas une flèche derrière son comptoir ! Ah les maudits ! Ah ! La maudite journée !

Et ça n'en finirait pas avant le repas du soir ! De l'arrière salle arrivaient par moments des odeurs alléchantes de mouton et d'oignons amoureusement blondis. Ah merveilleuse femme qui savait si bien parler à son estomac tout autant qu'à son coeur... Mais ça ne lui enlèverait pas d'ici au soir l'épine amère qui lui meurtrissait le ventre de devoir s'occuper de cette bande de...

** Tiens ? voilà notre fauconnière... ** se dit il sans enthousiasme, remarquant juste la petite mine qu'elle avait. Il faut dire qu'elle ne savait pas bien se faire aimer, celle là. Secrète comme une tombe et si bizarre sous ses éternels chapeaux ! Monsieur Minchin se disait qu'elle avait certainement beaucoup de choses à cacher pour se vêtir ainsi. Mais s'il faisait l'effort de remarquer sa présence, c'est qu'elle n'avait pas encore le titre de cliente fidèle de la Taverne. Alors, forcément sa présence éveillait quelque peu sa curiosité. Et puis, Monsieur Minchin n'avait pas si mauvais fond. Sûrement était ce ça que Lys avait apprécié chez lui... Ses airs perdus lui donnait envie d'y remédier comme il pouvait. Du coup, sans vraiment s'en rendre compte lui donna t-il de quoi se détendre... Un flux magique de calme, d'apaisement enveloppa alors la jeune fille, plus vite que s'il l'avait voulu consciemment.

A peine installée, voilà que son chien s'installait à ses cotés. Un chien, que dis je : Une peluche ! Tout bien brossé, le poil luisant, petit, plein de poils avec un joli collier à médaille ! Benoit Minchin fit la grimace en songeant aux poils qu'il devrait ramassé après leur passage à ces deux là. Pourquoi sa douce n'interdisait elle pas purement et simplement la présence de ces êtres inférieurs ? Oh, il en connaissait déjà la réponse : Elle aimait les bêtes autant que les hommes et tout penaud, Monsieur Minchin se garderait bien de lui en faire le reproche... Car elle l'aimait lui, aussi, malgré son caractère morose et bien peu aimable...

" - Qu'est ce que ce sera pour mademoiselle Zmérald et son cl... chien ?" demanda t-il rattrapant au dernier moment le mot méprisant et peu aimable en l'encontre de l'animal.
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Zara Zmerald
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MessagePosté le: Mar 10 Aoû - 14:51 (2010)    Sujet du message: Zara découvre des squelettes dans ses placards Répondre en citant

A peine installée qu'un chien en faisait autant. Zara le regarda faire. Elle était surprise. Elle se méfiait des chiens.

Les chiens, dans ses souvenirs, c'étaient des concurrents sérieux pour trouver la nourriture. Toujours les premiers. Prompts à mordre. Agressifs. Bien sûr, on était loin des rues de Sao Paulo. De ses années de misère.

Et puis, celui là n'avait rien à voir avec les molosses croutés, crottés, aux cotes apparentes, aux crocs omniprésents. Celui là, il avait l'air gentil. Bien élevé, même, à part cette manie de monter sur les fauteuils. Et puis, depuis qu'il était là, ne se sentait elle pas mieux ? Comme rassurée, non rassérénée, plus calme. Ce devait être le chien de l'Auberge de la Scie rose...

Et puis la voix la sortit de son rêve. Elle disait que c'était SON chien, à elle. " Non, non... Mais ce n'est pas... " mais si on lui demandait, ça voulait dire que ce n'était pas le chien de l'établissement. Qu'on le connaissait pas. Qu'est ce qu'il faisait là ? Alors ?

Si ça avait été le chien d'un client, Monsieur Minchin l'aurait su. Le sien ? A elle ? Non... Elle n'avait pas de chien pourtant. Elle en était sûre ! Tout de même ! Et puis avec ses oiseaux, ça ferait pas bon ménage, sûrement, une bête comme celle là ! Remarque qu'il avait l'air calme... La langue pendante... Essoufflé. Il avait couru ! Droit ici ! Droit le jour où elle découvre une porte chez elle !

Coïncidence ? Coïncidence ! Comme si ça existait ça ! Elle aurait bien regardé les fils du destin qui mêlaient porte miraculeuse et chien venu on ne sait d'où. Elle n'osait pas faire ça en public. Erman avait été un bon professeur. Elle regarderait plus tard. Discrètement. Mais pas besoin de regarder : Les deux affaires étaient liées.

Répondant d'une voix un peu absente au tavernier, elle posa, pas trop sûre d'elle la main sur le front de la bête. " Donnez moi une bière et... un bol d'eau pour lui... " Et puis, tandis que l'autre s'éloignait, elle chuchota... " Lui... Je connais même pas ton nom... "

Et sa main descendait sur la nuque douce et chaude, butant sur le collier... Une adresse. Dans le monde réel. Pas de nom. Le regard de Zara plongea dans celui du chien. Pour s'en détourner bien vite. Elle avait appris ça aussi dans la rue : Faut pas regarder les chiens dans les yeux. Ils aiment pas ça. Mais suffisamment pour voir un regard pétillant. Elle sourit. Il lui plaisait bien ce chien. Elle renouvela la caresse. Il avait l'air intelligent.

" Tu sais. Je te ramènerai pas dans le monde réel. J'aime pas, le monde réel. Alors, si tu veux y retourner, tu feras tout seul. Si tu veux rester avec moi... Et bien reste... Comment je vais t'appeler ? " Et puis elle retira sa main. Comme si elle s'était brulée. Elle devrait peut-être pas se laisser aller à l'affection pour cette boule de poils.

Bon d'accord, elle se sentait bien depuis qu'il était là. Et elle savait qu'il était lié à l'affaire de la porte. Mais dans quel sens ? Elle l'ignorait : Dans le bon ? le mauvais ? Misère ou bonheur ? A y regarder de plus près, il n'avait pas l'air bien dangereux... Bah, après tout ! Les dés étaient jetés. Plus sûrement elle le caressa de nouveau. Ses soucis de porte s'éloignaient un peu. Elle n'y pensait plus vraiment.
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Chronos
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MessagePosté le: Mar 10 Aoû - 15:45 (2010)    Sujet du message: Zara découvre des squelettes dans ses placards Répondre en citant

    Confortablement installé sur son fauteuil, Chronos observa davantage la jeune femme. Elle n'était pas bien grande, toute menue, d'apparence toute fragile. Sous son teint blafard, il lui semblait même pouvoir voir courir des veines à fleur de peau. Elle était si pâle...on aurait dit un fantôme qui hanterait les vivants. Et puis, c'était qu'elle n'avait pas l'air bien joyeuse, cette jeune femme. Plus il l'observait, et plus Chronos se disait qu'elle devait même avoir pas mal de soucis en tête. Il était toujours en train de la détailler quand un bruit lui fit dresser l'oreille.

    Fichus bruits ! Depuis qu'il avait été transformé en chien, il n'y avait rien à faire, il entendait des bruits, toujours des bruits de toutes sortes. Ceux des respirations, des sacs qui s'ouvraient et se fermaient, des stylos qui grattaient les feuilles de papier. Tant de bruit anodins auxquels il n'avait autrefois pas prêté d'importance qui s'ouvraient à ses oreilles sensibles. Et à chaque fois, ses oreilles se soulevaient, presque inconsciemment pour mieux entendre, pour tout percevoir sans se soucier du fait que l'origine du bruit est une quelconque importance. Il trouvait cela agaçant.

    Quoique le bruit qui se présenta sembla avoir tout de même une importance. Des sons de pas. Il tourna la tête pour apercevoir un bonhomme quelconque s'avancer vers lui. Vers eux. Il venait sans doute parler à la jeune femme. Vu son allure, ce devait également être le patron du bar; il ne semblait pas être venu vers elle pour le simple plaisir de discuter. Au contraire. En parlant de soucis, celui-ci non plus n'avait pas l'air bien détendu. Il demanda ce que Mademoiselle Zmérald et son chien désirerait prendre. Sauf qu'il avait commencé en disant cleb', clebard; et qu'il s'était rattrapé au dernier moment. * Clebard ? Clebard ?! Il parle à Chronos Julio Alberto del Vaquero ! Et il ose dire clebard ? Ah ! * songea le chien en dévoilant soudain ses crocs et en commençant à gronder bas. Sûr qu'il aurait voulut parler pour lui dire ce qu'il en pensait, Chronos. Sauf qu'il se demandait encore si c'était une bonne idée. Au final, il conclut que non, que ça ne valait pas la peine de s'énerver pour un petit patron de bar stressé et cessa de gronder tout en dardant un regard noir sur l'homme. De toute façon, même en grognant très fort, Chronos n'était pas du genre de chien dont on aurait pu avoir peur et ses petites dents n'étaient pas particulièrement inquiétantes.

    Aussitôt, la jeune femme se récria. Ah...mais c'était vrai, tiens, qu'il avait dit "son" chien, l'autre. Chronos n'y avait pas fait attention tout d'abord, mais il s'était vite rendu compte que l'adjectif possessif utilisé avait son importance. * Je ne suis le chien de personne. * songea la petite créature avec mépris tout en détaillant mademoiselle Zmérald du regard. Car le patron du bar lui avait au moins donné cette information, elle n'était pas mariée et s'appelait Zmérald. Pour l'heure, il ne voyait pas à quoi cela allait lui servir, mais c'était déjà ça. Il la regardait toujours. Elle semblait réfléchir. Olala, tout ce qui devait se passer dans la tête de cette jeune femme pour qu'elle ai l'air aussi absente et concentrée. Mais à quoi pouvait-elle bien penser ? Hmm ? Il sentit quelque chose s'appuyer sur sa tête. Une main, toute légère. Sa main à elle. Chronos fut surpris, était toujours surpris lorsqu'un véritable humain le caressait comme un animal. C'était bizarre, cette main sur son front. Il entendit la jeune femme demander une bière, et un bol d'eau pour lui. Donc, elle pensait à lui. En partie.

    La main descendit sur sa nuque, s'arrêta au niveau du collier. Horrible collier. Chronos avait déjà tout fait pour l'enlever, mais rien à faire, celui ci était solidement fermé à son grand désespoir. C'était la vieille Agathe qui lui accroché cette horreur autour du coup au sortir du chenil. Dessus il y avait son adresse. Pas de nom. Heureusement. Le chien n'avait jamais daigné répondre à tous les noms qu'avait essayé de lui donner la vieille femme. C'était bête, les noms qu'on donnait aux chiens.

    La jeune femme le regarda, plongea ses yeux dans les siens. Lui, il se sentit mal à l'aise, n'aimait pas ce regard trop profond. De toute façon, elle détourna bien vite la tête. Il la vit sourire. Il sourit également, intérieurement. Aurait bien aimé savoir à quoi elle pensait, cette jeune femme à l'aspect si fragile. Elle avait l'air gentille. Ca se voyait dans son sourire. Elle continua à le caresser tout en parlant. Lui dit qu'elle ne le ramenerait pas dans le monde réel. Ca tombait bien, il ne comptait pas y retourner. Ajouta qu'il pouvait rester avec elle. Lui, il avait l'information qu'il voulait. Ici, c'était différent, ce n'était pas le monde réel des moldus. Il ne savait pas exactement ce que c'était, juste qu'ici les gens accepteraient peut être de l'entendre parler. Alors il parlerait. Quand elle commenca à se demander à voix haute comment elle allait l'appeler, il se décida. Secoua la tête pour la faire arrêter ses caresses et fixa sur elle un regard décidé.


    " Je m'appelle Chronos Julio Alberto del Vaquero."
    Souffla-t-il tout bas, en un murmure." Mais tu peux dire Chronos." Ajouta-t-il sur le même ton.

    Voilà c'était fait. Il avait parlé. Que c'était beau d'entendre à nouveau sa voix après ce long silence ! Lui, il était heureux. Et elle ? Et bien peut être qu'elle serait surprise. Tant pis. La base de toute entente réside dans la communication.

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Monsieur Minchin
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MessagePosté le: Mar 10 Aoû - 17:59 (2010)    Sujet du message: Zara découvre des squelettes dans ses placards Répondre en citant

La jeune fauconnière prit tout son temps pour répondre, commençant par nier, il ne savait quoi pour finalement se reprendre. Une bière ! Encore, ça, c'était facile. Et un bol d'eau pour le corniaud qui le regardait d'un air mauvais. **Ah ! Plus c'est petit, plus c'est teigneux ces bestioles !** songea t-il, content d'avoir un comptoir entre lui et le chien.

**Une bière et un bol d'eau...** se disait il en s'éloignant, jetant un oeil de temps en temps à l'animal. **Et regardez comment ça se fait chouchouter, ces trucs là ! Je ne comprendrais jamais comment on peut apprécier des bêtes pareilles !** se disait il encore, s'accroupissant devant la glacière naturelle. Il en tira une bouteille dégoulinante et glacée, puis s'éloigna vers l'arrière salle, disparaissant de leur vue, à tous, reniflant au passage l'odeur prometteuse qui déridait plus il la respirait, les traits de son visage. Lys, Lys était là, à la besogne. Il lui adressa un sourire en ouvrant un placard. Il s'était promis de ne pas râler. Lys lui pardonnait toujours ses mouvements d'humeur mais lui craignait qu'un jour elle ne s'en lasse, sa Lys. Il se força même à lui demander si tout se passait bien tandis qu'il remplissait le bol d'eau fraîche et s'en retourna en salle.

Et la magie opéra une nouvelle fois : D'un coup, la vue de tous ces clients exigeants, rieurs, bruyants lui rendirent brusquement sa mauvaise humeur qu'il avait promis à la jeune femme de garder pour lui. Et il la gardait pour lui ! Jamais un mot plus haut que l'autre. Mais il était inutile de lui demander d'être aussi cordial, ça, il n'y arriverait jamais ! Il s'approcha de la jeune fille et du chien et déposa devant eux verre, bouteille et bol plein d'eau avant de s'en retourner sans un mot vers une table qui le demandait. **Et dire que le temps passe toujours si lentement ces jours là !** soupira t-il en allant prendre la commande.
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Zara Zmerald
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MessagePosté le: Mer 11 Aoû - 14:24 (2010)    Sujet du message: Zara découvre des squelettes dans ses placards Répondre en citant

Le chien avait secoué la tête. La fille avait aussitôt retiré sa main. Non pas qu'elle ait compris le message qui passait avec. Mais par crainte. Crainte viscérale. Zara se méfiait des chiens, même si celui là lui plaisait. Elle s'en méfierait probablement toujours.

Monsieur Minchin déposa la bière et le bol près d'eux et repartit. Zara se saisit de la bouteille fraîche. Qu'elle relâcha d'ailleurs aussitôt. Le récipient cogna le bar, tituba sur sa base mais ne tomba pas. La fille ne semblait pas avoir remarqué l'accident. Sa main restait en suspens au dessus. Parfaitement immobile.

Elle, elle avait la bouche ouverte. Ses yeux noirs s'étaient agrandis. Il y avait de quoi. Elle racla sa gorge et reprit figure humaine. Du moins elle essaya. Décidément c'était la journée ! Une porte qui apparait par enchantement. Et maintenant, un chien qui parlait ! Ah, décidément, c'était sa journée !

" Mais... mais... tu parles ?" demanda t-elle bêtement, consciente elle-même de la bêtise de son exclamation. Oh, elle avait dit ça doucement, très bas, parce qu'il avait parlé doucement et qu'elle n'aimait pas étaler sa vie autour d'elle.

Elle en restait quand même bouche bée. C'est vrai quoi ! C'est pas tous les jours qu'on croise un chien qui parle ! Il lui fallut se secouer un peu pour enregistrer l'information qu'il lui avait donné, d'ailleurs : Chronos ! Chronos ! Il s'appelait Chronos.

" Hum... bin euh moi c'est euh... " Quoi ? Elle hésitait sur son nom ? Allez, quoi ! Un effort, Zara ! Oui, Zara ! Voilà ! " ... Zara... Zara Zmerald... " Mais alors s'il parlait, ça allait être beaucoup plus facile ? Une évidence ! Elle pourrait alors lui demander ce qu'il faisait là ? " Qu'est ce que euh... Pourquoi tu es venu ici ? Qu'est ce qui t'amène, quoi ?"

Autre chose la gênait à présent, plus que la surprise de le voir parler : Elle ne se souvenait pas exactement de ce qu'elle avait dit au chien qui ne parlait pas encore. Mais maintenant qu'il parlait, peut-être était ce bête ? ou blessant ? C'est fou comme on peut changer face à un être qui peut répondre. Ce qui paraissait normal était sujet maintenant à caution.

Mais bon ! En bref ! Il s'était installé là, à coté d'elle. Il avait passé ces dernières minutes à la regarder. Il n'était quand même pas là sans raison ? Que voulait il ? Au juste ? Avant elle croyait qu'il cherchait un peu d'attention, un nouveau maître vu que l'ancien était dans un monde où elle ne le ramènerait pas. Ses idées s'embrouillaient. Elle se sentait un peu perdue...
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Chronos
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MessagePosté le: Jeu 12 Aoû - 17:02 (2010)    Sujet du message: Zara découvre des squelettes dans ses placards Répondre en citant

    Chronos attendait toujours la réaction de la jeune femme. Il la regardait calmement, tandis qu'elle s'emparait de sa bouteille de bière et qu'elle ne faisait pas attention à lui. Ce ne fut que lorsque que la bouteille culbuta sur la table et qu'elle posa sur lui de grands yeux noirs ahuris qu'il se désintéressa tout à fait d'elle pour commencer à laper son bol d'eau. De l'eau...ah, c'est qu'il n'aurait pas été contre une bière lui aussi ! Ou peut être quelque chose de plus raffiné, ils devaient bien avoir une ou deux bonnes bouteilles de vin ici...Mais bon, de l'eau, c'était déjà ça songeait-il tout en essayant de ne pas s'en barbouiller le museau.

    A la question idiote que posa la jeune femme, le petit bout de chien releva la tête et la regarda de l'air le plus méprisant qu'il soit. Avant de lâcher un soupir évident et de retourner à son bol d'eau. C'est qu'il l'avait crut intelligente. On avait beau être surpris, on pouvait toujours réfléchir un peu, non ? Non. Tant pis, ça lui apprendrait à surestimer les gens.

    Le petit chien ignorait tout à fait la présence de la fauconnière alors que cette dernière balbutait pour essayer de retrouver ses mots. Elle mettait du temps à réagir. Tout ce temps perdu... Et enfin, elle sembla retrouver ses esprits et réussi à lui apprendre son prénom. Zara. Zara Zmérald. Chronos leva sur elle un regard surpris et articula.

    " Sara ? " Non pas qu'il ait mal entendu, seulement que le "z" lui pose problème. Il n'avait jamais eu à prononcer cette lettre, en espagnol, on lui prêtait le son "s". Alors Zara Zmérald, on imagine que le chien ait du mal à comprendre et à imiter le son. " Et bien enchanté Sara Smérald" déclara-t-il d'un ton joyeux tout en inclinant poliment la tête. Il était content Chronos, de pouvoir reparler librement. Heureux d'échanger un dialogue simple et basique avec une personne entièrement inconnue.

    Quoique la dénommée Zara le ramena très vite à l'instant présent. Elle était paniquée, à moins que ce ne fut de la surprise. Chronos compatit légèrement. D'accord, un chien qui parle, ça ne se rencontrait pas tous les jours. Oui, il aurait peut être pu faire plus attention avant de commencer à parler comme ça sans prévenir. Mais quelle joie de parler ! Il s'empressa de répondre à ses questions en savourant chaque syllabes prononcées.

    " D'abord, moi aussi j'en ai des questions à te poser. Où est-ce qu'on est ? Je pensais toujours être à Angoulême mais apparemment tu as dit qu'on était plus dans le monde réel. Alors on est où ? " demanda-t-il avec un regard perplexe.

    " Et quand à savoir ce que je fais ici...Je n'en ai pas la moindre idée, je suis juste arrivé par hasard. Impossible de se repérer dans ce corps..."


    " Mais et toi ?"
    reprit-il en la scrutant du regard " Une jeune fille toute seule dans un bar en train de commander de la bière... Des soucis à noyer dans l'alcool ? " * En fait, elle doit être en pleine rupture avec son copain. C'est pour ça qu'elle a l'air si désespérée...* " Et qu'est-ce que tu fais ici, hmm ?"


    Il s'installa plus confortablement dans son fauteuil, la conversation allait sans doute durer. Il décida de s'allonger, le museau entre les pattes, ses yeux fixés sur Zara, attendant sa réponse impatient de pouvoir parler à nouveau.

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Zara Zmerald
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MessagePosté le: Jeu 12 Aoû - 18:48 (2010)    Sujet du message: Zara découvre des squelettes dans ses placards Répondre en citant

Il prononçait mal son nom ! C'était un détail, mais ce détail, cette imperfection détendit un peu la jeune fille. Il n'était pas le premier à écorcher son nom. Et puis Sarah, Sara, Zara, ce n'était que le même prénom dérivé, alors... Elle ne le corrigea pas. Et puis il lui répondit. Clairement à présent, elle se rendait compte qu'il avait un accent. Ça servait à rien de le reprendre.

Il répondait, oui, mais il posait surtout des questions. Surtout, il continuait à parler. C'était peut-être rien. Mais pour Zara, c'était presque rassurant : Elle était pas folle. Il parlait vraiment. Et plus la voix bavardait plus ça paraissait normal. Alors, elle osa reprendre sa bière.

Tant de questions, tout de même. Elle dut prendre un peu son temps pour bien cerner l'ensemble de son interrogation. Et puis, Zara aimait bien prendre son temps pour bien répondre.

" ... Angoulême a une porte magique. On dit que seuls ceux qui ont un grain de magie peuvent la voir. Tu l'as vu parce que tu es un chien qui parle. C'est des sorciers qui ont créé cet endroit. Grâce au pouvoir du Coeur. Un endroit magique que les Garous gardent jalousement.

Les autres, ils peuvent pas la voir.

On est en sécurité ici. On peut faire de la magie et des trucs pas scientifiques. C'est un endroit tranquille. C'est Angoulême-Sorcier... Et en parlant de porte... "


Elle s'arrêta une seconde et soupira. " Bon sang ! Je serai dans le monde réel, je me croirais folle, mais ici tout est possible alors je dois bien admettre que c'est la réalité.

Figure toi qu'en me levant ce matin, je me suis retrouvée nez à nez devant une porte dans ma volière qui n'y était pas la veille ! C'est pas fou ? ça ? "


Elle but une gorgée de sa bière et la reposa en la faisant rouler entre ses mains. " C'est idiot, une porte. Là, comme ça... Mais j'ai eu la trouille. Derrière, y a des escaliers. Ça descend... Il y fait noir et... Je sais pas ce qu'il y a en bas, alors moi, je suis venue ici pour me donner un peu de courage avant d'y aller. " Avoua t-elle un peu honteusement.

Elle se confiait à un chien, là. Si elle y avait réfléchi, peut-être aurait elle trouvé ça cocasse. Le dos arrondi, à regarder sa bouteille, il lui semblait pourtant se délester d'un poids. Rien que d'en parler, à présent, ça lui paraissait bénin. Après tout, qu'est ce que c'était qu'une porte ? Hein ? Pas grand chose... Bon, on ne pouvait pas savoir ce qui arriverait de là, mais une porte au fond, ça se ferme, au pire.

Oui, parler, se délivrer de son inquiétude, ça l'avait soulagée. Elle se sentait même ridicule avec sa porte, maintenant. Elle jeta un oeil au chien. Qu'est ce qu'il devait penser d'elle ! Mais cela lui sortit bien vite de la tête car un petit détail venait de la choquer. *Ce corps ?*

" Tu as dit ce corps ? Tu en as pas l'habitude ? Mais... t'es quoi ? Au juste, toi ?" lui demanda t-elle sans méchanceté. Après tout, les métamorphoses, elle savait ce que c'était : Ne pouvait elle pas se transformer en loup ? Elle-même ? Sauf que... Quand elle se transformait, elle, elle avait l'air terrifiant, pas celui d'une peluche.

Et puis, elle ne portait pas de collier rutilent avec une adresse et... Il appartenait à quelqu'un ? Ou était ce son adresse à lui ? Peut-être qu'il ne maîtrisait pas sa transformation ? Un... chien-garou ? C'était un homme ? Cette boule de poils ?

Et dire que Frelon Rouge lui parlait de malédiction. Que la seule façon d'y remédier était de dominer la bête... Elle ne voulait pas aller trop vite en conclusion, mais pour une malédiction... Ça, c'était une malédiction ! La honte !
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MessagePosté le: Lun 16 Aoû - 18:56 (2010)    Sujet du message: Zara découvre des squelettes dans ses placards Répondre en citant

    Confortablement allongé sur son siège, Chronos observait Zara du coin de l'oeuil en essayant d'assimiler toutes les informations qu'elle lui donnait. Une porte magique ? Dans Angoulême ? Ah...ils étaient bien bêtes ces moldus tout de même, de ne pas pouvoir la voir, de toujours nier la magie même quand ils la cotoyaient à quelques mètres près. Le chien songeait qu'il avait eut bien de la chance d'atterir ici. C'est vrai qu'il aurait put passer devant la porte sans la voir et errer sans fin dans les rues moldues. Il frissonna tout d'abord à cette idée, puis songea que cela était impossible; qu'il s'était sentit comme appelé par la présence de cette porte et qu'il n'aurait pas pu passer son chemin comme si de rien n'était.

    " Coeur ? Garou ? "

    Jappa-t-il en levant soudain la tête et les oreilles dans une mine surprise. Que voulait dire ces deux mots ? Encore garou, peut être qu'elle voulait parler des loups. Chronos ne connaissait pas beaucoup ces créatures et ne savait à leur sujet que quelques brèves informations apprises alors qu'il faisait ses études avec Don Orlando. Ce dernier lui avait juste conseillé de se montrer prudent avec ces créatures et d'éviter de les cotoyer. Le petit chien n'avait donc pas grand avis sur les loups-garous. Mais le coeur... Coeur de la ville ? Un bâtiment ? Un joyeau ? Un pouvoir ? De quoi voulait bien parler Zara ? Tout attentif maintenant, il se releva puis reprit une position assise sur son siège afin de mieux l'écouter.

    Angoulême Sorcier. Sécurité. Chronos était perplexe. C'était bien beau de pouvoir parler à nouveau mais...qu'est-ce qu'il allait faire, lui maintenant ? Il ne savait même pas ouvrir une porte dans son corps de chien alors... Quoiqu'elle n'avait pas dit qu'il pouvait venir avec elle, non ? Peut être... Le chien étudiait cette possibilité lorsqu'il entendit son soupir. Un soupir chargé de soucis, qui sortit de la bouche de Zara. Alors il cessa de penser à son avenir et se contenta de l'écouter encore.

    Elle parla d'une porte qui était apparue dans sa volière. A la question qu'elle posa, si ce n'était pas fou, Chronos hocha la tête prudemment. Bah...Peut être qu'elle existait déjà cette porte, et qu'elle ne l'avait jamais vu à cause du soleil ou d'un tableau. Une porte, ça n'apparaissait tout de même pas comme ça ! Mais elle continua à se confier, ajoutant qu'il y avait des escaliers en bas et qu'il faisait noir et qu'elle avait eut peur. Chronos sourit. Ce qui lui donnait une mine assez cocasse sous sa forme de chien. Puis il s'avanca tout doucement pour efouir son museau sous la main de Zara, en signe de réconfort.

    " Faut pas t'inquiéter Sara..." dit-il de son ton le plus paternel. " C'est qu'une porte. Ca fait rien les portes. Et si tu sais pas ce qu'il y a en bas, un jour, on ira ensemble, non ? Faut pas se mettre dans tout ces états pour ça. " Il fit une pause, le temps de réfléchir, puis reprit. " Et pis, tu l'as fermée, hein ? Alors il y a rien qui peux en sortir. "

    Il ne songeait pas vraiment à ce qui pouvait se trouver à l'intérieur de la porte et pensait que la jeune femme exagérait en racontant sa peur. Quoi ? Il devait juste y avoir beaucoup de poussière et deux ou trois bestioles peut être. Pas raison de s'inquiéter, d'après Chronos, donc. Zara lui paraissait juste un peu peureuse. Il recula son museau et retourna s'assoire à sa place.

    Et puis Zara demanda ce qu'il était, au juste, lui. Le détail du mot "ce corps" avait du la gêner. Chronos se demanda s'il s'agissait d'une gaffe, s'il aurait été mieux qu'elle le prenne pour un gentil chien qui parle. Il se demanda égalemment ce qu'il devait lui dire. Lui raconter toute l'histoire ? Non. Pas tout. Il fabulerait un peu. Oublirait certains détails. Il remarqua comme un sourire alors qu'elle considérait son aspect de peluche et se redressa immédiatement en prévennant.

    " Déjà, de une, je t'interdis de rire ou de te moquer de moi. Je ne suis qu'un pauvre sorcier maladroit qui s'est embrouillé dans ses potions. Et pis j'me suis fait embarqué par la fourrière moldue. Et adopté par une vieille dame. Si j'suis ici, c'est parce qu'elle a fait un voyage en France. Et j'me suis enfui. Et c'est tout. Une mauvaise manip' de potion. Hein, que c'est pas drôle ? "
    "Tu t'imagines un peu, coincé dans la peau d'un tout petit chien ? C'est juste affreux...j'ai l'air d'une peluche..."
    continua-t-il d'un ton pathétique. "" Et pis toi ? T'as parlé d'une volière...Tu t'occupes des oiseaux ?"

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MessagePosté le: Jeu 19 Aoû - 18:03 (2010)    Sujet du message: Zara découvre des squelettes dans ses placards Répondre en citant

Si chronos n'avait pas si vivement rétorqué, Zara serait sûrement restée sur cette impression rassurante d'une truffe humide et affectueuse.

Mais Chronos s'expliquait à présent vivement. Aigre de toute la malchance du monde. Zara n'avait plus envie de rire. Quoique. Un chien tout petit comme ça qui s'offusque de ressembler à une peluche, c'est assez marrant tout de même.

Mais même pouffer ne lui fut pas permis. Chronos changeait de sujet. Plus vivement que le vent change de sens. Habile le petit chien à ne pas s'éterniser sur les sujets qui fâchent...

" Oui, oui" répondit elle de bonne volonté. Elle n'avait pas trop envie de vexer ce compagnon qui offrait son aide providentielle ! " Des oiseaux de communication. Hiboux, chouettes, éperviers, faucons, quelques pigeons... De quoi satisfaire toutes les situations. Eux non plus, ils sont pas fous. Et ce matin, ils étaient nerveux et pas comme d'habitude. Cette porte... Cette porte... "

Elle serra le poing. Ses mâchoires se crispèrent aussi. Elle but le reste de sa bière. Qu'est ce qui lui prenait ? Pourquoi cette porte, cet escalier lui faisaient ils si peur ? Même après une bière. Même après les mots relativisants de Chronos. Même après toute honte bue. Elle continuait de trembler à l'idée d'y retourner.

Mais c'était son chez elle. Son premier véritable chez elle tout compte fait ! Elle ne s'en laisserait pas déposséder par... une porte ! Brusquement, elle se tourna vers Chronos.

" Tu as dit que tu irais voir avec moi ?" demanda t-elle. Quoique le ton n'y était pas. Plutôt une façon de rappeler la parole que lui avait peut-être donné inconsidérément le sorcier transformé en chien. Elle jeta deux pièces d'argent sur le comptoir et se laissa glisser du fauteuil haut perché sur lequel elle était assise.

Zara n'était vraiment pas grande. A peine la silhouette d'une petite adolescente. Peut-être même qu'un courant d'air trop fort aurait pu l'emporter... C'était oublier que l'apparence parfois est trompeuse. Sous ses vêtements tout en subtilité ses petits muscles étaient forts pour avoir enduré le pire.

Elle s'élança vers la sortie mais s'arrêta pour jeter un regard au chien. " Alors ? On y va ?" lui dit elle en lui faisant un petit sourire de défi. Ah il n'avait pas peur, lui. Et bien si lui n'avait pas peur, pourquoi aurait elle peur, elle ?
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MessagePosté le: Dim 22 Aoû - 19:38 (2010)    Sujet du message: Zara découvre des squelettes dans ses placards Répondre en citant

    Chronos fronça le nez. C'est qu'elle ne lui avait toujours pas répondu, le petit bout de femme. Pourquoi un Coeur ? Et les Garous ? C'était quoi tout ça ? Le petit chien se posait beaucoup de question mais sa seule source de réponse semblait ne pas les avoir entendues. A moins que...pire, elle ne veuille pas lui répondre ! Il jeta un autre regard sur Zara. Que gagnerait-elle à rester silencieuse ?

    Le fait de ne pas savoir l'énervait. Il piétinait désormais sur place tout en imaginant mille et une hypothèse. Le Coeur, ça allait, il songeait plus ou moins au coeur de la ville. Mais ls Garous ? Hein ? C'étaient qui ça ? Peut être qu'en fait, le Coeur de la ville était envahit de Garou et que Zara ne voulait rien lui dire de peur qu'il s'enfuit ? Il fronça les sourcils à cette idée, qui n'était pas pour le rassurer.

    Et Zara avait changé de sujet. Elle parlait de ses oiseaux. Chronos fit la grimace. Ses petites oreilles se soulevèrent brièvement tandis qu'il dévoilait légèrement ses crocs. Sa tête de peluche n'arrangeait rien quand à son aspect comique. * Beurk, des oiseaux. Des tas de plumes et de déjections partout. Et pis en plus ça sent mauvais ces saletés. Beurk et re-beurk !* Dans l'idéal de Chronos, Zara aurait du être une sorte d'apothicaire afin qu'il puisse l'aider dans son travail. Mais bon...dans une volière... Le petit chien se demandait en quoi il pourrait être utile.

    Mis déjà, la Fauconnière changeait à nouveau de sujet. Elle se tourna si brusquement vers lui que Chronos sursauta en couinant. Puis il lui jeta un regard outrée. Hé quoi ! Elle pouvait pas être un peu moins brusque ? Quoique sa figure se décomposa lorsqu'il l'entendit. Elle était sérieuse avec son histoire de porte ? Et...et elle l'embarquait là dedans ?! Non pas qu'il ait peur, non. Juste que bon...Tout ce cinéma pour une porte, ça le laissait perplexe.


    " On y va....maintenant ?..."


    Elle descendit de son fauteuil et posa deux pièces sur le comptoir. Il l'observa. Debout, elle semblait encore plus petite, plus frêle. D'apparence tellement fragile qu'elle donnait le sentiment de vouloir la protéger. Chronos était encore assit sur son fauteuil lorsqu'il l'observa prendre la porte. Il soupira. Ca voulait dire sortir, être dans les pattes des gens avec tout ce bruit... Il n'avait pas envie d'y aller, vraiment.

    Et il vit le sourire de défi de Zara. Se dit qu'elle était tout de même bien gentille cette petite femme. Et pis, il n'avait plus rien à perdre, le p'tit Chronos. Alors autant suivre la Fauconnière. Il sauta du siège et retomba lourdement sur le sol dans un bruit mat. Le monde lui semblait horriblement grand. Il bailla longuement puis trottin vers Zara d'un pas qui n'était pas pressé.



    " Bah, on va l'affronter ta porte ! Passes devant. Je te suis.
    "

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MessagePosté le: Lun 23 Aoû - 21:42 (2010)    Sujet du message: Zara découvre des squelettes dans ses placards Répondre en citant

"Bien sûr maintenant !" sourit elle au petit chien qui sautait en bas du fauteuil. Mauvais caractère ! Elle le nota dans sa tête : Chronos avait mauvais caractère. Mais il avait un gentil fond. Ne venait il pas quand même ?

Elle sortit dans la rue. Le soleil inonda ses yeux. Elle rabaissa son chapeau pour s'en protéger. Elle attendait Chronos. Il y avait un peu de monde. Pas ici, dans la rue de la Scie Rose. Mais plus loin dans la rue passante.

Elle s'élança, les mains dans les poches. Elle jetait un oeil au petit chien de temps en temps. Très vite ils arrivèrent au milieu des gens. Arrivés là, elle le laissa voir la rue du Hâ. Lui montrant d'un coup de menton :

"Là. C'est une vendeuses de trucs magiques." Elle désignait La Baguette d'Or. " Et là, un bijoutier mais ça ressemble plus à des talismans ses bijoux !" ajouta t-elle en montrant la boutique d'Eliward. "Y a pas d'apothicaire... " dit elle en plus.

C'était les apothicaire qui vendaient des ingrédients pour faire des potions. Enfin, elle le supposait. Les potions, ce n'était pas trop son truc. " La vendeuse de trucs magiques elle doit en faire quelques unes des potions. On ira la voir si tu veux ? Après... " Elle avait rajouté le "après" parce que sa porte lui semblait un objectif autrement plus urgent que la forme canine de Chronos.

Et puis rien ne disait que Nelig Croupdebouc saurait faire quelque chose pour lui. Elle remonta la rue en direction de l'Hôtel de Ville. La Volière de communication était dans ce coin là de la rue du Hâ. Et à ce propos, continuant de faire le guide pour Chronos le nouveau venu, elle ajouta : " Et ici, c'est la rue du Hâ. Je sais pas pourquoi ça s'appelle comme ça... "

Alors qu'ils arrivaient en vu de la Volière, elle lui montra tout en haut l'Hôtel de Ville. "Là bas, c'est l'Hôtel de Ville. C'est là qu'il y a le coeur." Elle n'avait pas fait attention à la question de Chronos à son sujet. Il avait si vite parlé de lui qu'elle avait complètement occulté la question.

"Je pourrais te le montrer aussi un de ces jours. J'ai mes entrées... " dit elle mystérieuse. Elle ouvrit alors la porte de la Volière et attendit le petit chien...
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MessagePosté le: Jeu 26 Aoû - 20:47 (2010)    Sujet du message: Zara découvre des squelettes dans ses placards Répondre en citant

    Lorsqu'il lui avait demandé de passer devant, le petit chien avait peut être espéré qu'un hasard impromptu vienne à le séparer de la jeune femme et de son histoire de porte qui apparaissait de nul part. C'est pourquoi Chronos était resté assis par terre un bon moment comme pour attendre que justement ce hasard ne fasse son apparition. Mais ce dernier devait juger son intervention inutile car rien ne vint troubler la paisibilité de la Taverne. En voyant le regard de Zara qui l'attendait dans l'encadrement de la porte, Chronos comprit qu'il ne servait à rien d'espérer autre chose et que mieux valait suivre la fauconnière. Oh, il l'aimait bien, hein ? Du moins, elle lui semblait rapidement sympathique. Mais bon...son histoire de porte... Chronos n'aimait pas trop prendre de risque, et bien qu'il fut convaincu que cette porte fantôme n'existait pas, l'idée de devoir la chercher ne l'enchantait guère. Alors il soupira bruyamment tandis que ses oreilles restaient obstinément plaquée en arrière et il finit par suivre Zara d'un pas lent.

    La lumière de la rue l'éblouit tout d'abord et il poussa un bref petit couinement tout en fermant les yeux. Trottinant à l'aveuglette, il entrouvrit tout doucement les paupières histoire de s'habituer peu à peu à la luminosité ambiante. Zara ? Où était Zara ? Il leva la tête, fronça les sourcils en constatant que cela ne l'aidait pas beaucoup et qu'il ne voyait que des paires de chaussures autour de lui. Il commençait tout juste à paniquer quand il vit à nouveau ce qui semblait être les pieds de la fauconnière. Il soupira, rassuré. Elle fit un signe au loin pour montrer la boutique d'une "vendeuse de trucs magiques". Chronos dressa les oreilles et essaya de lever davantage la tête pour voir de quoi elle parlait. Rien à faire, tout ça était beaucoup trop haut pour lui. Alors il écouta les informations de Zara, déçut de ne pouvoir voir que le sol gris et tout au plus, des genoux ici et là.

    Elle l'informa qu'il n'y avait pas d'apothicaire. Chouette. Comme ça, il pourrait toujours essayer de rouvrir une boutique, tiens. C'était une perspective d'avenir qui s'offrait à lui...Quoique..ouvrir une boutique avec cette tête là ? Les gens le prendraient-ils vraiment au sérieux ? Il en doutait sérieusement. Justement, Zara était en train de lui dire que la vendeuse de trucs magiques devait sûrement avoir des potions. Et si elle pouvait lui en faire une qui lui rendrait son apparence humaine ? Il remua inconsciemment la queue à l'idée de pouvoir arrêter de vivre sous cette apparence ridicule. Le mot "après" de Zara lui fit néanmoins perdre son sourire. Bon. Il verrait cette porte. Et ensuite, il lui demanderait de voir cette vendeuse de truc magique. Tout était clair.

    Il faut savoir que là où Zara faisait un petit pas, Chronos, lui devait faire deux grand bonds. Et puis en plus, il ne voyait même pas tout ce qu'elle lui montrait. Alors le voyage l'agaçait et il avait hâte que cela se finisse. Il grogna davantage encore quand elle lui parla du coeur, parce qu'il ne savait toujours pas de quoi il s'agissait et que cela l'énervait. Zara annonça qu'elle pourrait le lui montrer un de ces jours. Là, Chronos resta perplexe. Combien de temps allait-il rester avec Zara finalement ?


    " Sara ? Sara c'est quoi le coeur ? "
    articula-t-il entre deux sauts rapides pour la rejoindre. Mais il lui semblait que la jeune femme ne l'avait pas entendue, déjà, elle ouvrait la porte d'un bâtiment moyen-ageux et l'invitait à entrer. Le petit chien baissa les oreilles, sur la défensive et pénétra dans la bâtisse de pierre.


[Hj : je poste la suite du sujet dans la Volière ^^ICI ]
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:25 (2017)    Sujet du message: Zara découvre des squelettes dans ses placards

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