Angoulême Sorcier Index du Forum
Angoulême Sorcier
Forum rpg contemporain et fantastique.
 
Angoulême Sorcier Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

:: Coup de pied et grosse baffe. ::

 
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Angoulême Sorcier Index du Forum -> Rue du Hâ -> Les rues d'Angoulême Sorcier
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Joëlle Menart
enfant/adolescent

Hors ligne

Inscrit le: 23 Aoû 2010
Messages: 13
Rôle: touriste
Féminin
Âge: 14
Focus: aucun
FICHE: URL

MessagePosté le: Mar 24 Aoû - 23:08 (2010)    Sujet du message: Coup de pied et grosse baffe. Répondre en citant

* La scène se passe durant la soirée de l'attaque des Brodeurs de réalité: le scénar en cours quoi.

    La dernière chose que Joe senti, se fut le lourd pied de Gaby frapper douloureusement son arrière train qui paraissait quelque peu retissant à passer de l'autre côté de l'étrange porte.
    Elle fit deux pas précipités en avant, manquant de tomber sur le menton, puis termina son atterrissage à cloche pied avant de stabiliser.
    Encore un peu sous le choc, elle ne se retourna qu'après un instant, et hurla à l'adresse de la magicienne,

    "Hey la vioc' ! Ca va pas ou qu... ??"

    Elle réalisa que la porte était déjà refermée et qu'elle se retrouvait toute seule au milieu d'un cul de sac. Seulement, à partir de quand peut on considérer qu'un cul de sac commence, quand s'ouvre de l'autre côté une rue si impressionnante.
    Joe marqua un temps d'arrêt très prononcer et se frotta les tempes tout en fermant les yeux d'un air contrarié.

    * Bon bon ... Il y a vraiment une foutue ville derrière cette porte de merde.*

    Joëlle rouvrit les yeux et papillonna devant ce spectacle avant de poser son légendaire regard calme et clinique sur la scène.

    * Bien, très bien, nous sommes donc face à un décors de l'ancien temps.*

    Elle aurait été incapable de dire une époque précise, mais la gueule du truc n'avait rien à voir avec l'Angoulême qu'elle connaissait. Il fallait bien admettre que c'était étrange, mais après tout, il s'agissait très certainement d'un décors de cinéma ou de quelque chose comme cela. Joe du admettre qu'elle était impressionnée que la vieille connaisse un coin comme celui là. Malgré son incrédulité, l'enfant trouva en elle une sorte de fascination pour le lieu et son regard s'appliqua sur plus de détails. Les rues pavées, les immeubles biscornus. Elle regarda dans les vitrines et fut surprise de voir autant d'accessoires pour un simple décors. Il s'agissait peut être d'une reconstitution historique.

    La gamine continuait d'avancer dans la rue qui s'assombrissait à mesure que le jour s'échappait. Les lampadaires avaient été éteins bien avant son arrivée et seule la lune éclairait encore son chemin à cette heure ci. Elle pensa à ses parents qui commenceraient peut être à s'inquiéter, puis se rappela qu'ils étaient partis en week-end en prenant les petits. Et puis de toute façon elle avait son portable. Elle le chercha dans sa poche, le sorti ... pas de réseau. Bizarre, pourtant il y a deux minutes à peine elle était encore en centre ville. Elle remit dans sa poche, tablant sur les caprices de son opérateur.

    Elle continua son chemin dans la ville. Elle pouvait toujours rentrer à Angoulême, et , chose rare, ce lieu attisait un peu sa curiosité. Elle se demandait quelle en était sa nature réelle, les hallucinations de la vieille étaient toujours très amusantes, mais cette ville était réellement là et il devait bien y avoir une maison.
    Il n'y avait pas grand monde dans la rue, pourtant elle pouvait voir des lumières dans les maisons, comme si la ville était habitée ce qui était étrange dans un décors. Peut être les loges des acteurs étaient elle intégrées au décors pour un effet hyperréaliste?
    Elle continua de monter la "Rue du Hâ" comme elle l'avait vu écrit sur un panneau en se disant que peut être, si elle arrivait à cette fontaine là haut, elle trouverais des gens et en saurait plus.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: Mar 24 Aoû - 23:08 (2010)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Eliward Rangromd
Adulte

Hors ligne

Inscrit le: 22 Aoû 2010
Messages: 33
Rôle: Bijoutier
Masculin
Âge: 33 ans
Focus: Une pierre précieuse ou semi-précieuse, choisie parmi sa collection selon l'effet recherché.
FICHE: URL

MessagePosté le: Mer 25 Aoû - 00:14 (2010)    Sujet du message: Coup de pied et grosse baffe. Répondre en citant

Le menton posé sur les pouces de ses mains squelettiques, le regard perdu dans les jeux d'ombres que la fin du jour projetait sur le mur de son atelier, Eliward Rangromd réfléchissait intensément.
Devant lui s'étalait une dizaine de chaînettes, en or ou en argent, classées selon leur longueur et la taille de leurs anneaux. A côté d'elles étaient arrangées onze pierres de couleurs diverses, mais toutes présentant les formes caractéristiques des pendules. Une petite pince, un petit outil semblable à un tourne-vis – un couteau à la lame en spirale – et onze petites attaches étaient posées de l'autre côté de la table.

La fabrication d'un pendule, art complexe et délicat, requérait une adéquation totale entre la chaîne, la pierre et l'attache. On ne pouvait décemment pas poser de l'or sur une améthyste, par exemple. Enfin, si, on pouvait, mais on se risquait alors à un reniflement extrêmement méprisant de la part d'Eliward, voire une de ses fameuses diatribes s'il se trouvait de méchante humeur (ce qui arrivait souvent). Tous les véritables maîtres des pierres savaient que les propriétés de l'améthyste ne se révélaient véritablement qu'une fois sertie dans de l'argent, si les gemmes étaient portées en bijou. L'or n'aidait pas la pierre – au contraire, métal solaire, il en bridait presque les vibrations.

* Mais être conscient de tous ces petits détails est d'une inutilité flagrante lorsqu'on est incapable de tenir correctement ses stocks, Eliward ! *

La voix de son ancien maître résonnait encore à ses oreilles. Ce n'était qu'une erreur d'inattention sur un bon de livraison, mais il ne lui restait plus assez de chaînes d'or. Aucune chaîne d'argent ne conviendrait pour monter cette aventurine en pendule, mais il avait déjà assigné une chaîne à toutes les autres pierres – impossible de faire un échange.
Et ce lot devait être fini ce soir-même. C'était une commande extrêmement importante, qui lui venait d'une grande école de sorcellerie. Les élèves étaient passés quelques jours plus tôt choisir les pierres. Si cet ensemble donnait satisfaction, on lui en demanderait d'autres.

Mais outre l'aspect financier, un mage honorait toujours un contrat, c'était la loi. Il n'avait pas le choix. Il devait sortir, à l'instant, et trouver une onzième chaînette dans ce qu'il persistait à voir comme un coin perdu. Et comme les magasins étaient proches de la fermeture, le magicien aurait à se montrer véritablement aimable avec l'artisan qu'il comptait visiter. Quand on connaissait l'artisan en question, on ne pouvait que comprendre qu'Eliward ait épuisé toutes les autres solutions avant de se résigner.
Il n'y avait qu'une seule personne qui, à cette heure, saurait lui trouver une chaînette pour pendule, en or, que son aventurine saurait accepter. Nelig Croupdebouc. Ô joie, ô félicité. De la vue ou de l'odeur, il ne savait pas laquelle était la pire ; mais il devait reconnaître que la borgne était la meilleure en son domaine.

Après un petit soupir pour la forme, le trentenaire se releva. Ses articulations protestèrent bruyamment alors qu'il bougeait pour la première fois depuis plusieurs heures, mais il n'en eut cure. La pierre incriminée dans une poche et sa baguette à sa ceinture, il choisit quelques une de ses créations qu'il mit en pendentif, en boucle d'oreille ou en plus de ses bagues usuelles. Il attrapa un haut de forme défraîchi et agrafa une longue cape de coton noir par-dessus sa chemise anthracite, dont le froissement n'égalait que les ourlets asymétriques de son pantalon. Avec ses cheveux passablement propres et mal peignés, il donnait l'air d'un dandy qui serait brusquement tombé dans les affres de la drogue.

A pas rapide, il traversa sa boutique, franchit sa porte qui se verrouilla d'elle-même sans un mot de sa part et courut presque le long de la rue du Hâ. Les lampadaires étaient déjà éteints, ce qui l'étonna – il ne sortait pas souvent de chez lui le soir, mais les rues restaient éclairées la nuit, tout de même ? - et le fit presser le pas. Les ténèbres s'abattirent si vite sur l'Angoulême-Sorcier qu'à peine après avoir dépassé l'Hôtel de Ville, il lui fallut sortir sa baguette pour s'éclairer. Les rues étaient alors désertes, sauf pour une jeune fille en habits profanes qu'Eliward ne remarqua qu'au dernier moment. Il faillit la percuter, se retint et l'effleura à peine.

Maugréant, il ordonna à sa baguette, dans sa langue natale, d’agrandir le faisceau lumineux qui s'en échappait. Une fois qu'un peu plus de lumière se fit, il s'apprêta à continuer son chemin d'un bon pas.
Revenir en haut
Joëlle Menart
enfant/adolescent

Hors ligne

Inscrit le: 23 Aoû 2010
Messages: 13
Rôle: touriste
Féminin
Âge: 14
Focus: aucun
FICHE: URL

MessagePosté le: Mer 25 Aoû - 11:34 (2010)    Sujet du message: Coup de pied et grosse baffe. Répondre en citant

[ Hoho ! Serais-je stupide ! Évidemment c'est pour la nuit qu'on allume les lanternes. Bon on va dire qu'elles sont éteintes pour dissuader les sorciers de sortir de chez eux. ]

    C'était la première fois que Joe constatait à quel point les yeux s'habituaient bien au noir. Elle n'avait jamais eu l'occasion de faire l'expérience, où plutôt, elle n'avait jamais eu l'idée ne serait ce que d'essayer. En ville il y avait toujours des lumières, et les rares moments qu'elle passait à la campagne, elle les occupait à se morfondre sur son ennui infini.
    Elle marchait réellement avec une aise inhabituelle, trouvant même des étrangetés avec lesquelles s'attarder. Elle ne remarqua pas la fermeture de la scie rose au coin d'une ruelle, trop occupée à chercher le pourquoi du comment de ce lieu. Des tonnes possibilités existaient, mais aucune ne collait parfaitement, elle trouvait toujours étrange de ne jamais avoir entendu parler de ce lieu alors qu'elle habitait à Angoulême depuis si longtemps. Même une associable comme elle aurait du en connaitre l'existence. En plus, celons les dires de Gaby ce lieu existait depuis longtemps. Bon ça, ça pouvait toujours être un mensonge de plus pour faire croire à son monde magique. Mais elle ne pouvait décemment exclure aucun indice.

    La lumière sombre ne permettait à Joe de ne détecter que les contours d'un monde étrange, quelque part elle se sentait frustrée de ne pas pouvoir en voir plus. Il aurait fallut qu'elle s'attarder très longtemps sur chaque éléments, le toucher, le sentir, l'écouter, et percer l'obscurité encore plus vivement avec ses yeux pour réellement en comprendre l'origine. Chaque chose ici, malgré les traits imprécis qu'il avait, était totalement inédit pour elle, elle pouvait le sentir. Mais elle savait aussi qu'elle ne savait rien. Pas à la manière de Socrate, non. Joe n'avait vraiment presque aucune culture elle était le type même de la fille inintéressante qui ne s'intéresse à rien et qui n'intéresse personne. Il y avait alors beaucoup de choses, en ce vaste monde qu'elle ne connaissait pas, et pour la première fois de sa vie, il lui sembla que c'était un fait gênant.
    Combien de fois était elle sortie de chez elle ? Pas assez visiblement puisque 500 mètres plus loin et c'était déjà un plongeon dans l'inconnu total.

    Une lumière perça au loin. Pour la première fois depuis son arrivée elle eu un sursaut d'angoisse. Elle s'était habitué à ce monde, mais seule et dans le noir. Il fallait soudainement y ajouter deux nouvelles données: de la lumière, et probablement quelqu'un pour la porter ainsi.
    L'enfant ne fit pas de geste pour aller à sa rencontre, elle fut surprise de ne pas voir la lumière dévier, presque la percuter! Le faisceau lui perça les yeux et l'éblouit, juste avant qu'elle ne sente quelqu'un la frôler de très près évitant la collision de justesse.
    Elle n'avait pas sa langue dans sa poche, et malgré la sorte d'élégance qu'elle avait pu entrevoir à travers la lumière, cela ne la rendit pas plus polie,

    "Hey ! Tocard ! Ca te trouerait le cul de t'excuser!?"

    Vraiment Joe manquait de tact. Mais bon ça c'était inhérent chez elle, et totalement indépendant de la situation. Quand ajouté à cela elle avait le sentiment d'être vulnérable elle en devenait carrément désagréable, voire violente.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Eliward Rangromd
Adulte

Hors ligne

Inscrit le: 22 Aoû 2010
Messages: 33
Rôle: Bijoutier
Masculin
Âge: 33 ans
Focus: Une pierre précieuse ou semi-précieuse, choisie parmi sa collection selon l'effet recherché.
FICHE: URL

MessagePosté le: Mer 25 Aoû - 17:09 (2010)    Sujet du message: Coup de pied et grosse baffe. Répondre en citant

Eliward n'avait pas fais deux pas que la jeune fille l'interpellait. Il se retourna, sa baguette toujours fièrement dressée, et lui jeta un coup d’œil surpris, comme si la petite venait de l'apostropher dans un langage étrange ou inventé. Il faut dire que le Français n'était pas sa langue maternelle et qu'il n'en avait appris que les rudiments. L'argot et les insultes n'étant certainement pas au programme, voici ce qu'il avait compris des paroles de la profane : « é ! tokarr ! sa te trouheuré le ku de tess-kuzé !? ». Avouons que cela ne le mènerait pas loin.
Il crut comprendre - au bout d'une ou deux secondes, en mettant en rapport les sons, le ton de sa voix et la situation – qu'elle lui demandait des excuses. Ben voyons. Comme s'il n'avait que ça à faire ! Parce qu'il fallait s'excuser de se retenir de tomber sur les gens, maintenant ? La prochaine fois, il lui ferait un croche-patte !

« Je ne parle pas Français. » Répondit-il d'une voix rauque, avec un accent guttural. « Un problème, il y a ? »

Il voulait oublier cet incident et repartir, mais quelque chose le retenaitt. Cette fille était ridiculement habillée comme une humaine du dehors de la tête aux pieds. (Le concept de « moldu » était inconnu pour Eliward. Pour lui, il y avait les initiés et les profanes. En arrivant à Angoulême, il avait traduit cela en « ceux de l'intérieur, du dedans » et « ceux de l'extérieur, du dehors ».) Elle avait l'air perdue et surtout, Eliward ne décelait qu'une infime once de magie en elle. Les magiciens se « sentent » toujours entre eux ; et le blond avait ses pierres pour le guider. Elles réagissaient à la magie ambiante, aux énergies qui les approchaient. Et Eli sentait leurs réactions.
Au début, il les sentait s'échauffer ou s'alourdir, mais avec les années, ses impressions s'étaient transformées en message. Sentir signifiait savoir. Ainsi, du silence relatif de ses bagues, il savait que son interlocutrice n'était pas une sorcière – ou plutôt que les flux d'énergies qui la parcouraient étaient si infimes qu'elle ne présentait aucun danger. D'un cristal de roche taillé en pendentif, il savait qu'elle avait peur et qu'un danger était sur eux.

… Un danger était sur eux ?!
La scène dû paraître étrange pour la profane. L'homme s'était retourné, l'avait fixée un court instant puis lui avait répondu avec son étrange accent étranger et, après avoir à peine pris le temps d'entendre sa réponse, il se mit à s'agiter frénétiquement, comme si un millier d'insectes lui grimpait brusquement dessus. Il n'en était rien. De longs doigts bagués sortirent plusieurs pendentifs de sa chemise. Chacun était composé d'une pierre, qu'elle soit percée pour laisser passer la chaîne, qu'on lui ait accroché une attache ou qu'elle soit simplement encochée dans une spirale de métal. Il les manipula rapidement, comme si elles lui brûlaient les doigts.

Et elles le brûlaient véritablement, d'une certaine manière. Tous les sens d'Eliward s'étaient mis en alertes et une vague de panique montait de ses compagnes minérales.

* Eliward ! Rentre chez toi ! Cours ! COURS, ELIWARD ! *

Un chœur de voix féminines venait de vriller ses oreilles ; et pourtant, il n'avait rien entendu ! Merveilleux, il devenait fou et il entendait des voix ! C'était de mieux en mieux !
Replongeant ses bijoux sous sa chemise, il chercha du regard la source du danger, l'ennemi ; il regarda en tout sens et augmenta encore, au prix d'un petit effort, la luminosité de sa baguette.
La tension se faisait désormais palpable et Eliward n'avait plus besoin de ses gemmes pour sentir que quelque chose arrivait. Mais il n'y avait rien sur la place du Cœur, si ce n'est une légèrement brume qui montait doucement depuis les rues plus basses. Une brise légère amena un bout de parchemin à se coller contre sa jambe. Énervé, le blond le décolla et allait l'envoyer voleter ailleurs lorsque le sceau de l'Hôtel de Ville attira son attention. Ah, oui, on lui en avait donné aussi... Il ne les avait même pas lu. Encore un communiqué sur l'organisation de la nouvelle tombola, n'est-ce pas ?

Mais l'encre rouge vif lui semblait un peu trop dramatique pour être celle du Comité des Fêtes et malgré la sensation de mort imminente qui planait sur lui, il jeta un œil au texte à la lueur de sa baguette. Sa carnation, déjà bien pâle, blanchit. Une créature des limbes ? Une sourde terreur le prit aux tripes, qui se transforma immédiatement en colère indignée. Mais ils étaient fous ! Pourquoi est-ce que personne n'avait songé à le prévenir ? Cette ville était un vrai trou à rat, il l'avait toujours pensé. On embêtait les honnêtes gens dès que le maire changeait de cravates, mais on ne faisait rien alors qu'une abomination rôdait dans les rues. Quelle honte.
Vivement, il fourra le papier dans les mains de la petite avec un grognement – elle comprendrait ça mieux que lui – et, avec un air inquiet, jaugea les quelques mètres qui les séparaient de la mairie. La brume était drôlement haute et épaisse, maintenant. Comment est-ce qu'on appelait les loup-garous, déjà ?
Revenir en haut
Joëlle Menart
enfant/adolescent

Hors ligne

Inscrit le: 23 Aoû 2010
Messages: 13
Rôle: touriste
Féminin
Âge: 14
Focus: aucun
FICHE: URL

MessagePosté le: Jeu 26 Aoû - 11:28 (2010)    Sujet du message: Coup de pied et grosse baffe. Répondre en citant

    Il y eu un temps de latence pendant lequel Joe se demanda si le gus en face d'elle était un véritable demeuré ou si il était juste un peu lent. La phrase état pourtant on ne peut plus claire. On pouvait rarement reprocher à Joëlle de faire des détours et des allusions compliquées.

    " Je ne parle pas français. "


    Ben merde alors. Voila la solution, Joe venait de tomber entre les mains d'une dangereuse secte Germano-anglophone qui se croyait encore au XIX°s et qui projetait de voler le patrimoine franco-belge de la bande dessinée en investissant son QG à Angoulême.
    Joe papillonna des yeux devant l'absurdité de cette idée. Pourtant, la thèse du groupuscule marginal était presque la plus évidente. Et après tout, à bien y réfléchir, ce n'était pas si loin de l'absurde histoire de sorciers. Il s'agissait peut être de gens du spectacle, qui comme Gaby gagnaient leur croûte en faisant des tours de passe-passes. Peu probable qu'ils en soient arrivée à mettre en place une telle ville cependant.

    Joe avait seulement haussé les épaules quand il lui avait demandé si il y avait un problème. Elle n'avait pas particulièrement envie de se prendre la tête maintenant, par contre elle avait beaucoup de questions à lui poser. Son identité même était un mystère pour l'enfant. Normalement elle pouvait deviner certaines choses sur les gens en fonction de la tenue qu'ils portaient. Mais là, à part dire qu'il avait l'air d'un guignol, il fallait admettre que son habit, ses attitudes semblaient venir d'un autre monde. Après, des marginaux il y en avait partout, mais voir un mec aussi décalé dans un lieu où finalement il s'intégrait très bien au décors, c'était encore plus troublant que le voir en plein centre-ville au volant d'une voiture.
    Les gens s'habitue à voir des tenues de plus en plus excentriques, mais en général ce son des tenues qui sont portées avec recul, humour ou inconscience à la limite. Mais là, ce type n'avait pas l'air de porter cette tenue là pour une raison particulière, non, éventuellement en tenue du Dimanche, mais on était vendredi donc...
    Elle eu envie de lui poser des questions, plus pour se rassurer, pour comprendre, que par réelle curiosité. Mais elle n'eut pas le temps, le type en face d'elle entra dans une transe étrange, sortant des bijou de toute part et s'agitant dans tout les sens. Joe était tétanisée. Le mec en face d'elle avait l'air totalement fou, elle ne savait même pas comment s'adresser à lui, comment communiquer. Elle se demanda si il allait lui demander d'acheter l'un de ses pendentifs, mais il lui faisait tellement peur, qu'elle était prête à l'acheter ce truc en toc ! Elle osait à peine bouger, amorça un pas en arrière, puis il rangea ses bijoux et chercha quelque chose du regard. Joe l'observait comme si il s'agissait d'une bête sauvage, à la fois effrayée et inexplicablement attirée. La luminosité de la lampe torche s'intensifia encore et Joe pu alors constater qu'il s'agissait d'un bout de boit ... Sans blague quoi... Encore un gadget débile acheté à Nature et Découverte (merci à nos sponsor).

    Même sans être une sorcière, elle pu aussi sentir la tension qui se dégageait de l'homme, elle ne savait pas d'où cela venait. Mais c'était étrange que cet homme qui avait l'air si calme et impassible la minute d'avant se mette à paniquer. Il était déviant ... Ou alors il se passait quelque chose... Une feuille s'accrocha à sa cheville. Tout en gardant ses distances, Joe l'observa avec attention. L'homme prit la feuille, la lu, son teint devint livide, comme si il ne l'était pas déjà suffisamment.
    Joe ne comprenait pas la situation, elle fut prise d'une envie de lire ce papier et revint plus prés de lui pour lire par-dessus son épaule. Mais finalement il lui passa la feuille.
    Elle l'attrapa, avide, et la parcouru des yeux ...

    Des brodeurs de réalité ? Une créature des limbe ? C'était quoi ici ? Un Parc d'attraction ? Mais oui tout devenait plus clair, elle était dans un parc d'attraction cela expliquait les gens bizarres et le bout de papier qu'elle tenait dans ses mains et qui devait faire partie d'une maison hantée pour renforcer l'ambiance. Ce mec venait de la croiser par hasard et trouvait ça amusant de jouer avec ses nerfs.
    Elle eu donc un faible rire, et regarda l'homme avec à la fois de l'incrédulité et de l'amusement, mais aussi, et cela elle ne parvint pas à le cacher, de la peur. Quelque chose ne tournait pas rond, elle le voyait, elle perdait pied,

    "C'est quoi ... C'est quoi ce bordel."

    Elle sentit des larmes lui monter aux yeux, puis se repris, déglutit un bon coup, regretta de ne pas avoir une gourde a portée de main, et du reprendre calmement sa respiration avant de reprendre.

    "Ecoutez moi. J'aimerais comprendre ce qu'il m'arrive, je viens à peine de débarquer ici et ... pour tout dire je ne comprend rien. Vous êtes quoi ? Un acteur ?"


    Elle parlait de manière empressée, comme si elle sentait, elle aussi qu'il ne valait mieux pas rester dans le coin. En même temps elle voulait garder son calme et devait rester compréhensible pour le monsieur. Finalement, après un temps d'hésitation et après avoir jaugé l'homme en face d'elle, elle ajouta,

    "Ne ... ne me faites pas de mal."

    Elle se sentait idiote d'être dans une telle position de faiblesse. Elle devint rouge de honte, et détourna son regard.
    ET elle vit, dans un coin sombre, il remontait la rue du Hâ, pas très vite, il était lent, il était immense, immense... Visqueux immonde, dégoulinant ... Ridicule.

    "PUtain."

    Fit Joe en attirant l'attention de l'homme sur la bestiole.


[ Je part pour quatre jours, et normalement je n'aurais pas un temps sur internet suffisant pour faire une réponse correcte, donc je ne répondrais pas du tout jusqu'a mon retour lundi. :) Vouala]
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Eliward Rangromd
Adulte

Hors ligne

Inscrit le: 22 Aoû 2010
Messages: 33
Rôle: Bijoutier
Masculin
Âge: 33 ans
Focus: Une pierre précieuse ou semi-précieuse, choisie parmi sa collection selon l'effet recherché.
FICHE: URL

MessagePosté le: Jeu 26 Aoû - 14:19 (2010)    Sujet du message: Coup de pied et grosse baffe. Répondre en citant

Un vent se leva, soulevant quelques mèches folâtres qui s'échappaient du chapeau d'Eliward. Le brouillard lui arrivait maintenant à mi-cuisse. Épais et opaque, il couvrait la ville d'un lourd linceul blanchâtre, donnant aux arrêtes des bâtiments un aspect fantomatique. La lune était voilée, mais une très légère, très pâle lumière bleutée flottait sur la place. La scène eut pu paraître agréable aux yeux d'Eli. Cette noirceur, ces jeux d'ombres dans l'obscurité lui étaient appréciables et convenaient à sa mélancolie – mais la mélancolie était bien loin.
Il pouvait sentir les poils hérissés sur son échine, la moiteur qui souillait ses mains froides, la tension qui lui serrait doucement la gorge. La jeune fille parlait, mais il ne l'écoutait pas vraiment. Elle disait qu'elle était perdue, quelque chose comme ça. Le magicien ne l'écoutait pas, toute son attention étant tournée vers l'Hôtel de Ville. Que fallait-il faire, à part garder son sang-froid ? Il avait horreur des loup-garous – bande de gros chienchiens vulgaires – mais il n'était pas de taille à affronter une créature des limbes. Elles n'étaient, dans son monde, qu'un lointain souvenir. Il n'en connaissait que l'affreuse réputation, et quelques connaissances théoriques qui les confirmaient.

Eliward finit par se décider. Il était plus sûr de tenter un grand sprint vers sa boutique que de perdre du temps à se faire ouvrir la porte de la mairie. Il fallait maintenant traduire ça en Français, car il ne pouvait pas laisser une enfant dehors avec un monstre pareil dans les environs. Cette décision pouvait sembler étonnante de sa part, misanthrope reclus et désagréable, mais il prétexterait que les lois de la sorcellerie empêchent un initié d'abandonner un profane devant un péril d'origine magique. Ca ne l'arrangeait pas d'accueillir cette petite chez lui – il faudrait qu'il invoque un lit de camp et autres – mais au point où il en était...
Le blond s'apprêtait donc à expliquer hâtivement la situation à l'adolescente lorsque celle-ci cria, pointant du doigt le bout de la rue. Horreur ! Abomination ! Un haut-le-coeur parcourut Eliward, qui ne garda son calme que par la force d'un esprit analytique qui ne laissait aucune place aux sentiments ou aux émotions. A partir de cet instant, son instinct de survie prit le dessus, et il ne devait avoir des minutes qui suivaient qu'un souvenir confus.

« Désolé ! » Cria-t-il de sa voix rauque en empoigna la jeune fille par la taille et en la balançant sur son épaule. Plus le choix. Ignorant d'éventuelles protestations, il bondit en sens inverse, vers l'Hôtel. Un son – quelque part en le grognement d'un fauve, le feulement d'un félin et un cri de rage – l'avertit qu'ils avaient été repérés. Eliward jura. La gamine était plus lourde qu'il ne l'aurait cru – ou peut-être était-il juste plus faible ? De grands bruits sourds lui annonçaient que la bête se rapprochait d'eux à grande vitesse.
Pris d'un subit éclaircissement, Eliward pointa sa baguette sur sa gorge. Il cria, mais ce ne furent pas les vibrations de ses cordes vocales qui déchirèrent l'air de la nuit. Un long appel franchit ses lèvres, tel le cri d'un loup hurlant à la lune. L'appel des enfants de Gaïa. Si ces gros nonos ne répondaient pas... C'était sans doute trop en faire en même temps, car le bijoutier trébucha entre deux dalles mal jointe. Il s'étala de tout son long, son fardeau humain avec lui.

Un souffle putride se rapprocha d'eux ; c'était la fin. Sa baguette avait roulé trop loin de lui et les pierres qu'il portait n'étaient pas assez puissantes (si tant est qu'il ne faille pas une vingtaine de géodes pour venir à bout d'un truc pareil !). L'une d'entre elles explosa, se répandant en poussière scintillante sur la place, alors que la créature n'était plus qu'à deux pas d'eux. Ils allaient mourir. Regrettant de finir si brutalement une vie trop courte, Eliward releva la tête pour faire face à son destin. Il ne s'était pas encore retourné vers la bête qu'une ombre vola au-dessus des deux humains. Un grand cri féroce battit leurs tempes. Un animal immense, de peut-être trois mètres de haut, couvert d'une fourrure sombre, s'était jeté sur leur assaillant. Rampant pour s'éloigner du combat, Eli en aperçut un autre à sa suite ; une troisième silhouette s'élançait depuis les flots de lumière qui s'échappaient de l'Hôtel de Ville, dont la porte était grande ouverte.

Le blond n'était pas un héros, loin de là. Si la cavalerie arrivait, c'était le moment de filer. Il entraîna la fillette devant lui – la relevant si elle rampait encore, la poussant si elle courait déjà vers le salut – et plongea dans l'encadrement des lourdes portes qu'on refermait déjà. Haletant, tremblant, le blond se laissa tomber sur le carrelage. On lui parla, des voix fortes lui posèrent des questions qu'il refusa de comprendre. Le hall était occupé par quelques garous dont les formes restaient plus ou moins humaines. On lui reprochait visiblement d'avoir provoqué la bête, mais Eliward agita ses bras devant son visage, dans ce geste universel qui signifie « Pas maintenant, laissez-moi tranquille ». Ses jambes ne le tenant plus, il rampa jusqu'au mur, où il se recroquevilla, ses bras entourant ses genoux et la capuche de sa cape rabattue sur son visage. On ne pourrait plus rien tirer de lui pendant au moins cinq minutes – le temps que les battements de son cœur affolés retrouvent un rythme normal et que sèchent les larmes de terreur pure qui maculaient ses joues livides.
Revenir en haut
Strugg McNoor
Adulte

Hors ligne

Inscrit le: 29 Aoû 2010
Messages: 30
Rôle: Libraire
Féminin
Âge: 31
FICHE: URL

MessagePosté le: Mar 31 Aoû - 11:41 (2010)    Sujet du message: Coup de pied et grosse baffe. Répondre en citant

Une journée complète passée dans les archives de l'Hôtel de ville - voilà qui était un moment agréable pour la libraire. Le but de la recherche était très simple : y avait-il une quelconque explication cadastrale, ou même architecturale, pour sa propre maison et les qualités magiques qu'elle possédait? Strugg avait certes réussi à remonter à la construction de la maison, en 1808. Mais rien ne semblait indiquer si c'était le propriétaire qui était à l'origine de ces aménagements. Puis, en fin d'après-midi, on était venu la voir, lui disant qu'il fallait qu'elle rentre avant que la nuit ne tombe, sinon elle devrait rentrer chez elle avec une garde de loup-garous. N'ayant pas fini ses recherches, plongée jusqu'au cou dans les parchemins, elle répondit pensivement qu'elle prendrait une garde en temps voulu.

Après que sa soif d'informations soit quelque peu étanchée, elle rangea tous les documents et remonta les escaliers pour arriver dans le hall principal de l'Hôtel de ville.

*Il fallait que ça me tombe dessus de toute manière. J'arrive dans ce petit paradis pour Sorciers, et une... comment ils l'appellent déjà... créature des limes? arrive ici. Je suis vraiment vernie moi...*

Ouvrant tout juste la porte en haut des escaliers, qui la séparait du hall, Strugg fut témoin d'une scène plutôt étonnante. La porte s'était ouverte après qu'un cri soit survenu, puis c'est devenu carrément la confusion. Des loup-garous qui sortent, un drôle de dandy et une gamine qui rentrent, la porte qui se referme et quelques instants plus tard, le silence. Et le dandy sur le sol, recroquevillé comme une feuille de papier froissée.

S'avançant alors vers lui, elle fouilla dans sa poche un instant, pour en ressortir quelques feuilles d'eucalyptus séchées. Elles les broya doucement dans sa main, s'accroupit près de l'homme et dit doucement:

"Bonsoir monsieur. Vous n'avez pas l'air d'être en très grande forme... On m'appelle Strugg McNoor et - elle plaça sa main sous le visage de l'homme - je pense que ceci va vous remettre un peu d'aplomb..."

Ce n'est qu'en s'approchant qu'elle distingua toutes les pierres et bijoux sur l'homme, et qu'elle le reconnut : c'était le bijoutier qui faisait l'angle de la Rue du Hâ et de celle des Alchimistes!

*Et c'est pas qu'une petite frousse qu'il a du avoir... blanc comme un linge et larmoyant...*
Revenir en haut
Joëlle Menart
enfant/adolescent

Hors ligne

Inscrit le: 23 Aoû 2010
Messages: 13
Rôle: touriste
Féminin
Âge: 14
Focus: aucun
FICHE: URL

MessagePosté le: Jeu 2 Sep - 15:16 (2010)    Sujet du message: Coup de pied et grosse baffe. Répondre en citant

    Les yeux de Joe tentaient de percer cet énorme masse , elle essayait de comprendre le truc, il faisait nuit et sa vision était réduite. Elle ne pouvait pas y croire il s’agissait d’un costume, d’un farceur. Un sourire dément se dessina sur son visage, oui … un farceur. Bien sur …
    Pourtant son regard ne pouvait soutenir cette forme et alors qu’elle le détourna dans un soupir affolé, alors que ses jambes lui disait de partir tout de suite ou de mourir dans l’instant. Elle sentit l’homme l’attraper à la taille et la balancer sur son épaule.
    Elle ne protesta pas, elle était assommée. Assommée par sa propre crédulité, par cette parcelle de « croyance mystiques » qui venait de s’ouvrir dans son cerveau. C’était ce lieu, cet endroit qui la rendait si crédule. Elle secoua la tête pendant que son corps se faisait balloté par la course folle du grand blond,

    *Non, Joe, ma petite tu déraille, ils te prennent pour une idiote ! Reprend-toi !*


    Elle releva la tête, ouvrit les yeux, et fit face à la bête. Elle la vit, en gros en large et en travers, non, non, ce n’était pas un déguisement, il était vrai, elle le sentait, son instinct de survit le sentait.
    Il était rapide … trop … Trop rapide. Il allait les rattraper, elle le sentait, elle pouvait le voir il était si proche. Elle hoqueta de peur, ses larmes bloquaient ses mots, elle aurait voulu crier, éclater en sanglots, mais sa voix se stoppa. Qui pouvait elle appeler ? Qui viendrait la sauver? Joe était une enfant pleine de fatalité, et même dans les pires moments, elle n’était pas du genre à pleurer sa mère. Même dans un tel état de choc, Joëlle ne considérait jamais ses parents comme de potentiels sauveurs. Par la gamine, ils étaient, et c’était une image gravée très profondément en elle, deux gros loosers. Jamais là quand il fallait, et quand bien même ils y seraient, ils n’auraient rien pu y faire.
    A l’intérieur elle se sentait exploser, son monde, celui qui lui était si cher, si sur, droit et docile, soumit à ses règles de la physiques, rassurantes et logiques. Il venait d’éclater, plus rien n’était vrai plus rien n’était faux. Elle pleurait silencieusement dans son désespoir, sur l’épaule de cet inconnu, le regard toujours braqué sur l’énorme animal,

    *Si j’arrête de le regarder, je vais m’imaginer qu’il est encore plus près.*


    Elle resserra un peu son étreinte autour de l’homme. Elle avait comme une immense reconnaissance pour lui soudainement. Il ne lui inspirait toujours pas grand-chose, mais il était là, il la portait, presque solide. Pourtant l’enfant le sentait légèrement vaciller. Elle devait peser son poids, mais il ne la laissait pas tomber. Elle s’en voulu d’être aussi gênante, sa vie à lui aussi était en jeux. Mais au-delà de ses larmes et du flou qu’elles créaient, l’être démoniaque n’était plus qu’a quelque centimètres des deux fuyards. * C’est la fin, je vais mourir ici. Personne ne le saura, je serais portée disparue et tout sera fini … pour toujours…* Elle ne ferma pas les yeux, au contraire les écarquilla encore plus grand, elle ne savait pas comment les choses se passaient devant, elle était contrainte à se face à face avec sa mort, elle ne croyait plus à rien, et ne poussa pas même le plus petit cris.
    A peine une bruyante aspiration lorsqu’elle se sentit projeter au sol. Elle se laissa tomber sans la moindre réaction, amorphe. Joe n’avait plus conscience de rien, à peine de la présence de cet homme qui l’avait probablement sauvé. La reconnaissance viendrait peut être plus tard. Elle continuait à faire face à la bête, sans plus pouvoir désormais bouger son regard. Ses globes oculaires brûlaient atrocement, comme si la vision de cette chose lui faisait mal aux yeux. Malgré les larmes, c’était comme si sa pupilles prenait feu.
    Alors une ombre passa au-dessus d’elle, elle eu l’effet d’un oasis en plein désert. Joe ne savait pas, de quoi il s’agissait, si c’était bon ou mauvais, mais la vigueur que cette ombre apporta au grand blond, se rependit jusqu‘en elle. Il lui sembla que la mort était moins évidente alors, qu’elle pourrait peut être y échapper, et que son échappatoire était cette grande place qu’elle avait finalement eu pour but d’atteindre depuis son arrivée ici. Elle n’eu plus que ce but en tête, tel un automate elle se releva mécaniquement et actionna ses jambes douloureusement. Elle sentit la main de l’homme qui l’aidait à progresser et n’en fut que plus vigoureuse.


[ Hop là, on change de lieu LIEN, MP si il y a un problème ]
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:28 (2017)    Sujet du message: Coup de pied et grosse baffe.

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Angoulême Sorcier Index du Forum -> Rue du Hâ -> Les rues d'Angoulême Sorcier Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | créer son forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Flowers of Evil © theme by larme d'ange 2006
Modified by M.Minchin Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com