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:: Garde matinale ::

 
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Thomas Rivière
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MessagePosté le: Jeu 4 Nov - 15:56 (2010)    Sujet du message: Garde matinale Répondre en citant

(H.J: Juste un petit message histoire de ne pas faire croupir Thomas, ouvert à tous, et à tout évènement!)

Une chaise... enfin!... un soupir d'aise bientôt et un grand moment de répit, au moins 30 sec, c'était un vrai rêve.
Le médecin de garde depuis 23h00 la veille se jeta littéralement sur la chaise posée là, et soupira.

*....16....17....18....*


"Docteur Rivière, le patient de la cellule bleue a une poussée de fièvre, il a régurgité votre premier traitement..."

*...19... Tant pis!*

Thomas se releva et d'un pas pressé, silencieux dans les divers couloirs de pierre alla retrouver son patient. Un examen de routine, et déjà dans la tête son plan B. Le premier traitement empestait la pièce, croupissant au pied du lit.

"Mancy!! Mancy!! Pourquoi ce sol n'est-il pas encore nettoyé??"
râla-t-il en se pressant vers le couloir.

Une elfe arrivait pourtant déjà avec seau d'eau, serpillère et balai et baissait la tête de honte.

"Pardon! Mancy nettoyait les couloirs, Mancy est là et va tout rendre bien propre! Pardon Docteur Rivière!"

Elle s'affubla d'un coup de balai sur la tête avant de se mettre au travail. Thomas soupira et continua son examen, cette fois-ci par son imposition des mains sur le patient brûlant. Il se concentrait, et sa magie entière était dévouée à son art médical, n'ayant aucun temps pour un récurvit. Fort heureusement, à quelques secondes près, l'elfe de maison Mancy, directement chargée du couloir ouest était rapide et efficace. Déjà une odeur citronnée avait remplacé l'ancienne.
Le point de douleur était toujours le même, mais avec une certaine nouvelle extension. Thomas décida complètement pour son plan B. Il lui fallait un remède mobile, lui aussi, pour suivre cette maladie et la traquer dans tous les recoins.

Il partit d'un pas rapide vers les laboratoires de l'hôpital. Là, il sélectionna les éléments. Un anti-coagulant simple, de l'anti-douleur, mais en tout dernier, il incorpora sa plus grande fierté dernièrement acquise. Ces sangsues miniatures, directement importées du lac boueux magique de Suisse, était un parfait avaleur du mal. Quant à leur extraction, elle se faisait... naturellement. Cela fonctionnerait sûrement et le seul inconvénient était une sensation de chatouillis interne, que le malade supporterait sans aucun doute bien plus que la douleur.
Il ajouta à sa préparation fumante un filet d'orgeat, pour le goût, et pour éviter un nouvel accident dans la cellule bleue. Il ne fallait pas gâcher de si belles sangsues!

C'est d'un pas rapide qu'il revint à la cellule brillant maintenant et sentant le propre comme jamais. Il refroidit la préparation et s'évertua à l'aide d'une infirmière à la faire avaler au malade.

Une demie- heure plus tard, le médecin, les jambes coupées approchait de nouveau sa chaise salvatrice. 6H00 sonnaient, il lui restait encore le triple à faire... Il s'affala.

*1...2....3....*
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MessagePosté le: Jeu 4 Nov - 15:56 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Zara Zmerald
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MessagePosté le: Sam 6 Nov - 18:56 (2010)    Sujet du message: Garde matinale Répondre en citant

La soirée avait été mauvaise pour Zara. Elle avait été prise d'une envie de liberté soudaine. Une envie de courir. De chasser. De sang. D'action. Alors, ce soir là, la bête en elle l'avait harcelée pour sortir.

Zara soupirante n'avait pas résisté à la tentation. Pourtant, elle s'était promise au secret. Le clan du Cairn était un club fermé. Peu de chance pour elle d'y être acceptée un jour. Elle avait donc soigneusement caché sa nature aux garous d'Angoulême Sorcier. Seul le sorcier-chien Chronos connaissait son secret.

Elle était donc sortit de la ville-bulle. La porte cochère s'était ouverte pour elle. Sous leregard distrait de la libraire, elle était partie vers la forêt. A peine arrivée, sous la pleine lune - Voilà qui expliquait ses envies sauvages - sous le couvert des arbres, la bête était sortie impétueusement. Presque violemment pour la sorcière qui en avait ressentit beaucoup de douleurs.

Douloureux, oui, cette transformation lui avait couté. Les muscles souples du loup-garou roulaient sous sa robe grise et soyeuse. Quelle joie aussi. La vitesse, les odeurs... Zara ne se sentait plus de joie.

L'odeur d'un cerf l'avait tiré de ses batifolages. Elle s'était approchée. Silencieuse et invisible telle une ombre. Ses bois majestueux dressés, il avait pourtant détecté le danger. Sa truffe frémissait d'anxiété.

Elle avait bondi et il s'était enfuie. La course avait débuté, enivrante. Zara était devenue folle de jouissance en lui sautant sur le dos. Ses dents avaient plongés profondément dans la chair chaude et vivante de l'animal. Jouissant de le sentir trébucher... Jusqu'au coup de feu !

Il était entré dans sa chair à elle. Des cris retentissaient : " - On l'a ! On l'a ! Par ici !" Des bruits lourds de branches brisées tandis que le cerf pas assez blessé repartait, disparaissait.

Zara avait roulé. Sous sa forme de loup, elle était vulnérable. Mais la présence des hommes l'avait obligée à prendre cette apparence plus "normale". Elle couina de douleur. Le feu ! Ils avaient du feu ! Ses yeux s'étaient révulsés de terreur. Malgré la blessure, elle leur était passé entre les jambes. D'autres balles avaient fusé.

La peur avait été sa sauveuse. Sans elle, la douleur dans son flanc aurait pris le dessus et probablement n'aurait elle pas été si loin. Elle les entendaient. Ils étaient à sa poursuite ! Elle fuyait désespérée. Elle perdait trop de sang. Elle s'affaiblissait et même la peur ne lui donnait plus assez d'élan. La chasseuse chassée s'effondra au sol, à bout de force.

Déjà sa robe protectrice disparaissait. La jeune femme nue retrouvait cependant ses sens humains. Elle tira son stylet de ses cheveux, seul objet à ne pas la quitter lors de la transformation, et d'une main tremblante recueillit le précieux liquide rouge. Alors, le passage s'ouvrit. Elle pensait à Angoulême Sorcier, au refuge !

A quatre pattes, tremblantes, elle passa et le portail magique s'estompa derrière elle ne laissant qu'une flaque de sang à ses poursuivants. Dans le monde des esprits, elle s'effondra de nouveau sous le regard du jaguar qui s'approcha de son pas souple et majestueux. Il passa le museau sous le ventre de la femme et la porta vers un autre portail qu'il ouvrit d'un coup de griffes avant de l'y laisser rouler : Les siens l'aideraient mieux que lui...

La nuit s'était finie. Le monde spirituel ne réagissait à aucune loi temporelle... Peut-être avait elle disparue depuis plusieurs jours... ou années...

Ce devait être quelque chose d'incroyable aux yeux du docteur Rivière que de voir sa vision devenir floue et le corps d'une femme nue, sale, rougie de sang, à la peau très pâle et scarifiée de vieilles cicatrices, apparaître devant lui, roulant sur le sol alors que sa vision revenait à la normale... Oui, un bien étrange spectacle...

Zara râlait. Consciente, elle sentit le sol froid sous ses côtes. Elle ignorait où elle se trouvait et cela l'affolait. Mais plus rien ne répondait à sa volonté. Elle tenta tout de même de se redresser, mais retomba aussitôt...
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Thomas Rivière
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MessagePosté le: Sam 13 Nov - 12:03 (2010)    Sujet du message: Garde matinale Répondre en citant

Inutile de dire que le décompte fut rapidement arrêté. Thomas cligna des yeux, et fut prit un instant d'une certaine panique. Quand vos sens tout à coup ne répondent pas à vos habitudes, vous perdez très rapidement les repères qui forgent votre assurance. Déséquilibré par une vue perdue il s'accrocha à son tabouret, chancelant d'instinct pendant que ses yeux essayaient désespérément de faire le point.

Enfin la brume s'estompa, et quand sa vue lui revenait, ses autres sens étaient en plein exercice, agressés par mille sensations.
Ses oreilles analysaient un bruit. Animal ou humain? Que dire de ce râle rauque, cette respiration difficile et saccadée, ce bruit suintant lui aussi comme un morceau de viande glissant sur le comptoir d'un boucher.
Pour accompagner l'idée de la boucherie, cette odeur sanguine sauvage, accompagnée d'une vague senteur de chien mouillé emplissait les lieux. Le docteur Rivière eut vite fait de constater que c'était bien l'odeur du sang qui était dominante, venant s'étendre jusqu'à ses pieds.

Sa vue était désormais revenue et pendant quelques secondes qui semblèrent s'éterniser, comme dans ces scènes irréelles où le temps paraît se figer pour venir accepter une réalité heberluante, Thomas constata au ralenti la présence d'une femme. Nue. Couverte de sang. Gisant au sol et se tordant dans des mouvements désordonnés et affolés, répandant autour d'elle une petite nage d'hémoglobine, diffusant encore plus largement l'odeur ferreuse et métallique dans la pièce.

Ces quelques secondes de choc ralenti s'arrêtèrent, suivies comme à chaque fois de ces minutes accélérées où soudain le temps veut rattraper son retard et même prendre un peu d'avance. Le sang qui coulait, la femme qui retombait après un ultime effort, Thomas savait que déjà, il avait perdu de précieux instants. Le médecin se leva dans un bond et l'instinct parla tout de suite.

D'abord immobiliser et rassurer.

"Ne bougez plus, je suis médecin, je vais m'occuper de vous. Vous vous trouvez à l'hôpital saint Egeria d'Angoulême, restez tranquille je vais vous examiner."

La forme étant là, il y ajouta la force. De ses mains professionnelles il immobilisa le corps sanguinolent de sa patiente imprévisible, une poigne sur la cuisse la pressant dans la position latérale de sécurité, offrant à la vue du médecin une plaie intercostale d'où le sang giclait à chaque soubresaut.
Déjà ses mains avait transmis une magie médicinale urgence. Premièrement, arrêter l'hémorragie, enfin trouver la cause manifeste de la plaie. La jeune femme n'ayant absolument pas de point de sortie sur le corps, cela signifiait que l'objet du délit, la balle était toujours à l'intérieur du corps! C'est à cet instant que Zara perdit conscience.

L'infirmière de service, alarmée également par les râles et les exclamations instinctives du médecin apparut et poussa un cri de surprise mêlée de terreur. On avait beau s'attendre à tout, on ne pouvait chasser ses instincts premiers.

"Vite!! Une couverture! Des compresses stériles et trois doses de sang O négatif"


L'infirmière, professionnelle heureusement, partit au pas de course chercher tout ce qu'on exigeait d'elle.
Pendant ce temps, les mains de Thomas planaient au dessus du corps de cette mystérieuse femme, envoyant sur elle une lumière vive.

Thomas ferma les yeux et suivit le flux magique de ses mains. La tâche était facilitée par la fin du saignement, mais si la jeune femme venait à être prise de convulsions, sa concentration serait balayée en un éclair.
Son doigt frémit. Le fil magique tendu à travers le corps de cette femme venait d'arriver lentement à son but. Une balle argentée stagnait dans le corps, ayant eu l'obligeance de se stopper juste avant le foie, évitant une plaie mortelle à son hôtesse. Thomas poussa un soupir de soulagement et commença la remontée délicate de l'intruse à travers le sillon qu'elle avait elle même tracé.
Thomas repassa dans les chaires, puis par ce tunnel entre deux côtes brisées et enfin la balle arriva à l'orifice de sortie, retombant finalement sur le sol dans un bruit métallique.

Une couverture fut jetée sur les épaules de la femme et son bras agrippé pour fixer la perfusion sanguine rapidement. Il y avait désormais deux personnes supplémentaires autour de Thomas et Zara. L'infirmière avait en plus de son matériel emmené un second médecin.

Médicomage également il agitait sa baguette autour de Zara pour un examen complémentaire. C'est d'ailleurs lui qui réunit les morceaux de côtes éparpillés dans son corps et s'appliqua à les ressouder pendant que Thomas réparait ses chaires internes.

Épuisés mentalement par tant de concentration magique, les médecins finirent le travail manuellement. Thomas pansa la plaie, recousu et entoura Zara d'un bandage fortement serré afin de l'immobiliser et de permettre la remise en place définitive de ses os.

La jeune femme fut nettoyée par l'infirmière et glissée délicatement dans une blouse en toile grise pendant que L'elfe de l'hôpital, elle, ôtait du sol le sang et ses souillures.

Ce ne fut qu'après presque deux heures que Thomas put aller se nettoyer, se rafraîchir et boire une de ses propres potions pour soulager la migraine terrible qui frappait ses tempes.

Il demanda à être prévenu dès que la jeune femme sortait de l'inconscience. Il s'allongea en attendant dans une pièce non loin, décidant que tant qu'à se reposer quelques secondes, autant le faire sur un lit salvateur.
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Zara Zmerald
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MessagePosté le: Sam 13 Nov - 15:31 (2010)    Sujet du message: Garde matinale Répondre en citant

**... courir. courir... ne pas voir la fin de ces bois... Les chasseurs... Ils tirent... Ce ne sont pas de simples chasseurs... C'est elle qu'ils traquent... Pourquoi ? ... Courir... Eviter les balles... la nuit, le sang, le bruit... ne pas voir la fin de cette sombre nuit... Où se cacher... nulle part... des chiens... Ils la suivent à la trace... Courir... Zara n'en peut plus... Ils vont se jeter sur elle... Les gueules ouvertes, béantes pleines de dents... Les dents qui plongent dans son épaule... La projection loin derrière la créature... Les images, les évènements s'entremêlent. Il n'y a plus de sens à part celui de la fin, la mort, le froid... *

Zara s'est réveillée d'un coup en se redressant sur sa couche, inspirant l'air dans un réflexe de survie. La peur du rêve frôle encore sa conscience. Son coeur bat à vive allure. Elle transpire. Ses yeux noirs sont écartelés de frayeur...

Il lui faut bien quelques secondes pour comprendre qu'autour d'elle règne un calme souverain.

Quelque chose empêche sa poitrine de se soulever totalement. Elle regarde. Des bandages lui serrent le thorax. Une brûlure douce et latente s'élance dans son coté mais son corps, sa capacité de régénérescence du à son état de loup-garou a fait un travail admirable. Les idées se remettent en place.

On l'a agressé. Avec des munitions d'argent. On l'attendait donc... Elle ? Ou un du Clan ? Ils savaient à qui ils avaient affaire ! Des balles en argent ! Les seules blessures vraiment graves qu'on pouvait lui faire, c'était avec de l'argent ! Une simple balle ne lui aurait pas fait tant de mal. Elle aurait guéri plus vite ! Mais avec une balle en argent, impossible, même de stopper le sang !

Le sang... Elle avait ouvert un passage. Elle s'en souvenait. Et le contact étrange, chaud du museau du jaguar... Elle s'en souvenait. Le contact du sol froid après la légèreté des nimbes qu'elle avait traversées... Oui, oui, ça lui revenait. La voix qui lui disait de se calmer. Sainte Egéria ! Voilà où elle était !

Un soupir de soulagement accompagna le mouvement de son corps endolori vers le matelas. A nouveau allongée, elle fixa une seconde le plafond. Oui, Sainte Egéria... elle était à Angoulême Sorcier ! Rassurée.

Elle tâta la blessure. La balle n'était plus là. En fait, elle pouvait à présent se lever. On l'avait soigné et son corps avait fait le reste. Débarrassé de la balle, il avait réparé ce qui devait l'être.

" - Bon !" souffla t-elle dans la solitude de sa chambre. Elle se leva, chercha ses affaires et rougit d'un coup. " - Mes affaires ?!" C'est idiot ! Elle s'était transformée si vite. Poussée par la bête qu'elle n'avait pris le temps de les enlever... Ses affaires devaient ressembler à des bouts de chiffons à l'heure qu'il était ! D'affaires, elle n'en avait pas !

Elle tâta ses cheveux et ne trouva pas son stylet. Au delà de la gêne d'avoir été vue nue, sa rougeur disparut d'un coup pour laisser place à une pâleur sans nom. *Mon stylet... * Où l'avait elle perdu ? Comment savoir ? Elle se mordit la lèvre. Quelle folie !

Posant ses pieds sur le sol froid, elle sentit un léger vertige la prendre avant de disparaître. Elle ne pensait qu'au stylet ! Habillée d'une blouse grise, elle n'irait pas bien loin. Il lui fallait des affaires !

Elle s'avança hésitante vers la porte de sa chambre.
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Thomas Rivière
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MessagePosté le: Mar 16 Nov - 17:16 (2010)    Sujet du message: Garde matinale Répondre en citant

Cette femme était superbe. Thomas pourtant sentait bien qu'il n'avait envie que de gourmandise mais parvenait à se montrer patient, tant qu'il observait ce corps sublime onduler devant lui. Délicatement, il vint prendre ses joues entre ses mains et fixa ses yeux dans les siens, bien décidé à lui rendre hommage dans leur moment plein d'interdits.
Alors elle ouvrit la bouche d'une manière sensuelle et onctueuse...

"Docteur Rivière! Mancy a vu la femme bouger!"

Une voix de crécelle et son superbe visage soudain remplacé par celui de l'elfe de l'hôpital et Thomas sortit franchement de son rêve, pestant dans son demi-réveil. Il se redressa avec peine mais l'habitude de ce genre d'expérience fit que très rapidement il fut sur pied, complètement paré à partir au travail.
Ainsi son étrangère du matin venait de revenir à elle. Un coup d'œil à l'horloge.

*Déjà?... robuste celle-là...*

Alors qu'il sortait dans le couloir, il entendit sa patiente qui semblait grommeler quelque chose, mais ne perçut pas ses mots. Il accéléra instinctivement le pas, ne voulant pas qu'elle s'agite au risque de réouvrir ses blessures.
Il posa sur son visage un air totalement rassurant et appuya sur la poignée de la porte.

Il s'arrêta heureusement avant que la dite porte n'entre en contact avec sa patiente...toute revigorée visiblement!

"Vous êtes debout?!" croassa-t-il avant de regretter une telle introduction auprès de cette mystérieuse femme.

Il se dirigea vers elle, ayant la politesse de ne regarder que son visage quand il lui saisit le bras avec douceur pour l'amener vers le lit.

"Madame, je suis le docteur Rivière. Je vous ai soignée et je n'ai malheureusement pas pu tout remettre en ordre directement, il vous faut faire attention et prendre du repos..."

Il lui sourit, bienveillant et lui présenta de nouveau sa couche.

"Laissez-moi examiner votre blessure..."
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Zara Zmerald
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MessagePosté le: Dim 21 Nov - 13:10 (2010)    Sujet du message: Garde matinale Répondre en citant

Elle posait ses doigts sur la poignée. Cela faisait longtemps qu'elle ne s'arrêtait plus aux témoignages de sa vie passée : Des cicatrices. Petites. Plus pâle que sa peau déjà pâle par manque de soleil.

Mais la poignée tournait. Toute seule. Comme mue par une volonté propre. Zara fit un pas en arrière. Bien lui en prit. La porte s'ouvrit. Elle faillit s'arrêter dans son nez. Elle s'était arrêtée à quelques centimètres.

Derrière se tenait un homme. Elle ne le connaissait pas. Plutôt beau gosse. Mais l'habit ne fait pas le moine. Zara se méfia instantanément. Son ton était pourtant ce lui d'un médecin. Moralisateur, autoritaire. Il se présenta d'ailleurs comme tel.

Cette voix... Elle la reconnaissait. Elle l'avait déjà entendue. Mais elle n'arrivait pas à se convaincre que c'était celle qui lui disait de se calmer un peu avant de sombrer. Il disait l'avoir soignée. La balle... C'était lui qui l'avait enlevée !

Zara n'écouta que vaguement ce qu'il disait. Elle se sentait bien. A part cette petite brûlure qui déjà s'estompait. Elle était un loup-garou. Elle guérissait très vite. Il n'y avait déjà plus rien ! Et le médecin voulait voir.

Il voulait qu'elle se recouche. Il allait voir qu'elle n'était pas comme tout le monde. Il allait découvrir son secret. Cela ne ferait pas un pli ! Arrivée nue, guérissant plus vite que n'importe qui d'une blessure par balle en argent. Il saurait.

Zara regarda autour d'elle. Elle voulait fuir. Le bassin d'inox ferait l'affaire. Mais elle avait des scrupules à le frapper. Il lui avait sauvé la vie ! Elle se sentait acculée. En petite tenue, dans ce ridicule tablier d'hôpital qui ne cachait pas grand chose. Qui saurait la dénoncer dès qu'elle serait sortie de l'hôpital.

Elle se sentait entrainée vers sa perte. Vers ce lit d'hôpital dans lequel le docteur Rivière souhaitait la voir. L'examiner... Elle s'assit dessus. Son seul espoir était qu'il se taise. Après tout, même ici à Angoulême Sorcier, il se devait au secret professionnel ? non ?

Et puis, il devait en avoir vu de toutes les couleurs. C'était un sorcier. Lui aussi était traqué dehors. Zara essayait de se rassurer. " - Je vais très bien !" laissa t-elle tomber finalement. " - Je vais très bien." insista t-elle espérant encore qu'il ne regarderait pas.
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Thomas Rivière
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MessagePosté le: Lun 29 Nov - 03:10 (2010)    Sujet du message: Garde matinale Répondre en citant

Quand il avait découvert sa patiente déjà debout, elle lui avait semblé parfaitement paniquée et désorientée. Thomas avait parlé avec calme, mais avec une certaine fermeté indispensable dans ce genre de situation.
La jeune femme avait alors comme roulé des yeux, semblant presque chercher une issue secondaire dans cette pièce maintenant que la porte était condamnée. Thomas l'amenait toujours vers le lit, ne s'étonnant pas que même les simples objets puissent être envisagés comme une échappatoire dans ces moments de perdition.

C'est alors que Zara affirma qu'elle allait très bien. Le docteur pensait que son soin avait été bon, mais pas complet, et si elle semblait aller très bien, c'était d'avantage provoqué par une dose d'adrénaline ou d'inconscience qui cachait les vraies douleurs.

Il avait vu la balle extraite de son corps et les déchirures profondes qu'elle avait provoqué. Il était quand même inimaginable que sans soin magique complet, la santé de Zara soit déjà parfaite.

Il sourit à sa patiente et chercha d'un regard apaisant à la rassurer. Il hocha la tête positivement à son affirmation.

"Je suis ravi que vous vous sentiez bien mais je tiens à vérifier mon travail et à apporter les derniers soins. Je vous en prie, détendez-vous..."


Il posa sa main sur son épaule pour l'aider à s'allonger.

En attendant, il commença à s'informer des questions d'usage...

"Vous souvenez-vous des conditions qui ont provoqué votre blessure?"
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Zara Zmerald
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MessagePosté le: Mer 1 Déc - 16:25 (2010)    Sujet du message: Garde matinale Répondre en citant

Elle fut obligée de s'allonger. C'était ça ou clairement se rebeller. Elle n'en avait pas envie. Parce qu'elle savait comment ça allait finir. La Bête mâterait sans encombre le médecin. Elle le tuerait peut-être. Zara maîtrisait la Bête, mais elle pouvait se laisser emporter par ses pulsions. Elle ne voulait pas que cela arrive à cet homme.

Obligée de s'allonger sous la pression de la main de l'homme. Elle sentait la chaleur de sa paume à travers le tissu. Elle en eut un frisson. Elle n'avait pas tant l'habitude que ça d'être touchée. Chronos posait son museau dans sa main des fois. Ce qui la gênait toujours . Le geste avait quelque chose d'intime. Pour un chien, c'était attendrissant, pour un homme... Elle ne savait quoi en penser.

Elle s'était donc allongée. Il voulait vérifier son travail, disait il. Elle comprenait bien mais se mordillait la lèvre, inquiète. Qu'allait il penser ? Qu'allait il dire ? A qui en parlerait il ? Pas moyen de s'y soustraire. Sa voix était si... autoritaire ? Pas vraiment, ni impérieuse... Elle avait quelque chose de chaleureuse tout en étant nette, ne souffrant aucun détours.

Il lui demandait ce qui lui était arrivé. elle ne voulait pas répondre. Mais si elle ne répondait pas, il s'imaginerait le pire. Il fallait répondre. Zara savait comment répondre sans répondre. Elle s'en était fait une spécialité.

Elle dit juste : " - Oui. Je m'en souviens." Et elle s'arrêta là. Elle ne mentait pas. Elle se souvenait du cerf. Son allure, fantasmagorique dans la nuit. Son allure, si majestueuse sur ses pattes longues et fines. Sa ramure magnifique. Le gout du sang.

Les hommes. Les coups de feu. Le Feu. La fuite à travers la forêt. La brulure au flanc qui ne cessait de bruler. Le stylet trempé dans le sang. Le passage... Après, c'était plus flou. Elle se souvenait du carrelage froid. De la voix du docteur. Et puis à nouveau plus rien. Où était son stylet ?

" - Vous avez mon stylet ?" demanda t-elle avec une pointe d'inquiétude. Sa petite voix plus aigüe que d'habitude à l'idée de l'avoir perdu. " - Il est argenté avec une pierre verte au bout."

Oui, c'était curieux pour une louve comme elle d'avoir un tel objet. Les loup-garou n'aiment pas tellement ce métal qui les blessent plus que de raison. Mais il n'avait de l'argent que la fine couche de dessus.

C'est ce qui provoquait ses cicatrices qui ne disparaissaient jamais tout à fait. Comme si ce sacrifice était nécessaire à sa magie.
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Thomas Rivière
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MessagePosté le: Jeu 2 Déc - 03:00 (2010)    Sujet du message: Garde matinale Répondre en citant

La jeune femme avait finalement baissé quelques barrières et accepta, sous l'impulsion toutefois de sa main ferme et directive de s'installer sur le lit.
Thomas aimait les femmes, il aimait leur peau, leur odeur, leurs courbes et tout l'amour qu'il pouvait partager avec celles qui voulaient bien s'offrir à lui. Si en cet instant il avait pensé simplement en homme, il se serait attardé évidement sur les formes parfaites de cette femme, son parfum particulier et enivrant, les roulements généreux que laissaient entrevoir sa tunique. Cependant, Thomas était à cet instant médecin, entièrement. Il faisait toujours, dans chaque domaine, la part des choses et si une partie infime de son cerveau nota ses observations d'homme, ses gestes n'étaient que ceux du professionnel.
Il dégrafa donc la blouse de sa patiente rapidement et non entièrement, respectant pleinement l'intimité de Zara. Il regardait son visage, et ne cherchait pas à jeter un oeil là où il n'aurait pas du.
Il commença à défaire doucement le bandage serré autour de la plaie et déjà il s'étonna de voir le tissu si blanc... Il ne s'attendait pas à une bande tâchée de sang mais après avoir défait les trois quarts du bandage, il pensait toutefois apercevoir un peu de la marque de l'hémoglobine.
Thomas s'interrogeait énormément mais rien ne passait sur son visage. il continuait de défaire doucement le pansement, laissant ses interrogations fuser en interne. Et il comprit comme un grand que poser des questions ne feraient pas venir à lui les réponses...
Preuve en était de cette réflexion de Zara après sa question. Oui elle se souvenait. Elle affirmait se rappeler, mais ne donnait un autre détail, ce qui était une manière simple et évidente, et très ironique, de lui faire comprendre qu'il n'aurait rien de plus de sa part.

Plus de pansement... et plus de plaie. A vrai dire, Thomas n'aurait pas même su dire où s'était trouvée la blessure quelque temps avant. Pas une trace sur son flanc, pas le moindre bourrelet rose cicatrisant, rien que sa peau déserte, comme neuve. Là, même sa plus grande concentration ne put lui faire retenir une chute de sa mâchoire et un hoquet de surprise.
Il fixa la jeune femme, ne cachant toujours pas son étonnement.

"Et je suppose que vous savez aussi pourquoi votre peau est comme neuve, sans même une infime trace du travail que je suis pourtant sûr d'y avoir fait..."

D'instinct il posa ses mains au dessus de la zone qu'il pensait être celle où il avait opéré (rien n'était moins sur!) et chercha les marques internes de déchirures ou de plaie. Rien... absolument rien d'autre qu'une chaire guérie et presque insultante pour son bon sens. Que devait-il penser? Heureusement pour sa sainteté d'esprit, il lisait quand même dans son corps la trace de sa propre énergie magique. Il n'avait pas rêvé.

La jeune femme s'agitait, elle cherchait ce qu'elle appelait "son stylet". Thomas ne voyait pas du tout de quoi elle parlait. Lui s'occupait de soigner, de l'urgence, de la vie à sauver... les objets personnels étaient le soucis de...

"Mancy...l'efle au service de cet hopital... a certainement mis vos affaires en sûreté rassurez-vous."

En effet, l'elfe attribuait en général une jolie petite boîte en carton colorée à chaque patient, y enfermant leurs effets personnels et la protégeant magiquement jusqu'à ce qu'ils soient en mesure de les réclamer ou de s'en servir. Il referma la blouse de sa patiente. Ou plutôt, de cette jeune femme qui n'avait plus du tout besoin d'un médecin, désormais.

Thomas était sorcier, et habitué à l'étrange mais la question fut plus forte que lui.

"Mais qui êtes-vous...?"
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Zara Zmerald
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MessagePosté le: Mar 21 Déc - 20:19 (2010)    Sujet du message: Garde matinale Répondre en citant

Zara se laissait faire oui. Elle suivait d'un regard anxieux l'exploration du médecin. Zara l'observait. Silencieuse. Elle le surveillait. C'était un homme mine de rien. Bien sûr, il était médecin. Mais, comme à chaque fois qu'elle en voyait un, elle se posait la question. Avait il le regard désintéressé ? Trop habitué par les corps qui passaient entre ses mains expertes... ?

Et voilà ! Le bandage était enlevé. La vérité éclatait au grand jour. Le médecin ne s'y attendait pas. Cela se voyait. Sa réflexion était sarcastique. Limite agressive. Il n'appréciait visiblement pas d'être supplanté par la nature de Zara. Cependant, il daigna répondre à sa question. Mancy. Ce nom devait rester dans la mémoire de la jeune fille. C'était donc elle qu'elle devait retrouver.

Mais pour l'heure...

    "Mais qui êtes-vous...?"


Le médecin semblait perdu, plus vraiment fâché mais intrigué. Ce fut comme un signal : Sortir d'ici. Effacer ses traces... En douceur... Zara se redressa d'un coup et fit passer ses jambes chacune autour de l'homme. Elle approcha ses lèvres de son oreille et lui chuchota, sensuelle... " - Allons, docteur... Nous sommes à Angoulême Sorcier... Tout est possible... "

Puis reculant la tête, elle le regarda droit dans les yeux, veloutée, avec un petit sourire. " - Mais vous m'avez sauvé la vie. Sans vous... Je ne serai plus... " Elle baissa les yeux, excitée par sa propre audace... effacer les traces, cela pouvait être fait d'une manière très douce...

Elle posa sa main sur celle du médecin... Mais cela devrait être fait avec la plus grande subtilité. Trop tard à présent pour reculer.

Puis elle remonta la main prisonnière jusqu'à sa peau comme neuve pour le lui montrer. " - Je n'aurai pu guérir si vous ne l'aviez pas extraite... Merci... " continua t-elle d'une voix à peine audible, intime, juste pour lui... " - Comment pourrais je vous être agréable ? A la hauteur de ce que vous avez fait pour moi ?" demanda t-elle alors qu'elle avait bien une idée derrière la tête, le torse pressuré par la réponse.
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MessagePosté le: Mar 15 Mar - 00:28 (2011)    Sujet du message: Garde matinale Répondre en citant

Alors que Zara faisait du charme effrontément au médecin médusé par une telle audace, la porte s'ouvrit laissant le passage à la petite elfe qui s'excusa de déranger. Elle portait une boite avec un unique objet à l'intérieur : Un petit stylet argenté surmonté d'une émeraude.

" - Mancy rapporte les effets de la patiente du Docteur Rivière... " dit elle très génée par la scène qu'elle venait d'interrompre...

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...il y a fort longtemps, c'était hier...
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Zara Zmerald
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MessagePosté le: Dim 20 Mar - 16:06 (2011)    Sujet du message: Garde matinale Répondre en citant

C'est à regret que Zara s'écarta brusquement du docteur Rivière. La porte s'était ouverte. Une elfe de maison était entrée. Elle se sentait gênée. Prise dans le feu de l'action, elle s'était laissée portée. Mais là, devant l'elfe et le docteur paralysé par ses avances...

Il lui fallait réagir. Apparemment, il n'avait pas saisit la situation. Tant mieux. Elle fit un petit sourire avant de bondir hors du lit.

L'elfe la regarda médusée de voir la patiente en si bon état de santé. Mais Zara n'en avait que faire. Sa main plongea dans la boite qu'elle tenait dans ses petits bras. Elle se saisit du stylet. Tourna la tête une dernière fois vers le médecin et passa la porte de la chambre.

Partir. En petite tenue d'hôpital, ce n'était pas évident. Mais Zara avait des entrées "particulières". Prenant le stylet comme un poignard. Vérifiant qu'il n'y avait personne dans le couloir d'un coup d'oeil. Elle abaissa d'un coup sec la lame sur sa cuisse. La lame ne s'y attarda pas, faisant une arc de cercle ensanglanté. Quelques gouttes. Sa peau cicatrisait déjà.

Elle avait donc une cicatrice nouvelle au flanc. Celle de la balle d'argent. Et une autre sur la cuisse. Celle du stylet d'argent. Mais le fil de sang qu'avait fait son geste resta une seconde immobile dans l'air. Et une nouvelle porte s'ouvrit. Une qui donnait sur le monde des esprits.

Zara ne savait pas s'y diriger. C'est pour ça qu'elle avait fait un "fil de sang". L'araignée aux yeux innombrables et aux poils d'argents l'attendait. Elle passa la porte qui se referma aussitôt derrière elle, alors que la porte de la chambre, elle, s'ouvrait.

Zara eut cette sensation devenue habituelle de ne plus avoir de matière. Elle fit le geste de s'accroupir. Nuage plus subtil que des gouttes d'eau en suspension. Elle approcha sa main armée de l'esprit. Arabesque étrange d'une fumée la plus légère. Et laissa l'animal prendre son dû.

Les huit patte semblèrent tricoter puis, elle fit demi tour et disparut. Zara se redressa, vol de papillons de lumière. Elle n'avait plus qu'à suivre le fil d'Ariane de l'esprit. Ce qu'elle fit, le corps communiant avec son environnement étrange.

Le fil se poursuivit sur ce qu'il semblait être une distance. Zara ne pouvait dire combien, ni combien de temps. Il flottait sous ses doigts, léger. Et puis il s'arrêta brusquement. Retomba doucement vers ce qui pouvait être le bas et disparut. Comme du sucre dans un verre d'eau. Dissout. Zara savait que ce qu'elle cherchait était juste là.

(La suite est par là)
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MessagePosté le: Lun 28 Mar - 16:24 (2011)    Sujet du message: Garde matinale Répondre en citant

Ce soir là, après la curieuse rencontre, la tête pleine du parfum délicat de la jeune femme, le docteur Rivière quitta son poste comme à son habitude.
Il faisait déjà nuit, mais il avait besoin d'air frais : La balade jusque chez lui l'aiderait à chasser les idées peu professionnelles qui l'habitaient...

Malheureusement pour lui, il croisa la route de la créature des limbes. Il usa de magie pour se défendre mais se rendit bien vite compte avant de sombrer dans le néant que la créature n'était faite ni de vie, ni d'esprit... Ainsi disparut-il et jamais plus on entendit parler de lui...

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...il y a fort longtemps, c'était hier...
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:28 (2017)    Sujet du message: Garde matinale

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