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:: En retard mais de retour. ::

 
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Zara Zmerald
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MessagePosté le: Dim 20 Mar - 16:04 (2011)    Sujet du message: En retard mais de retour. Répondre en citant

(Je viens de )

L'air sembla vibrer. Comme quand il fait très chaud au dessus d'une route surchauffée. Et puis une lame apparut. Elle coupa l'air vibrant. Et Zara réapparut dans la volière. Elle portait une petite chemise. Elle était ouverte à l'arrière. Elle sentait les médicaments et les produits de stérilisation. Une étiquette marquée au nom de l'hôpital Sainte-Egéria en dépassait.

Zara, elle, avait l'air comme à son habitude. Sauf que cette tenue ne lui était pas du tout coutumière. Elle avait l'air sur le qui-vive aussi. Regardant partout. Faisant signe aux oiseaux de ne rien dire. Certains s'agitèrent mais sous le signe de sa main se calmèrent aussitôt.

Zara ne voulait pas que Chronos découvre son escapade. Elle ne voulait pas qu'il s'inquiète. Il fallait qu'elle se change en vitesse. Il dormait. Parfait.

Elle passa sa main derrière sa nuque et tira sur la lanière qui en dépassait. Le noeud céda et la chemise s'ouvrit. La faisant glisser doucement sur ses bras, elle monta l'échelle meunière le plus silencieusement qu'elle put.
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MessagePosté le: Dim 20 Mar - 16:04 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Chronos
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MessagePosté le: Sam 26 Mar - 17:25 (2011)    Sujet du message: En retard mais de retour. Répondre en citant

Lorsque que Zara lui avait proposé de s'installer dans sa volière, Chronos n'avait évidement pas refusé. C'était toujours mieux que de dormir dehors, en attendant de se trouver un logement. Et puis il aimait bien la présence de la jeune femme. Mais il n'avait pas expressément comprit que son gîte se résumerait à un panier pour chien, dans un coin de la pièce. Bien sûr il avait râlé, comme à son habitude. Mais pas trop, car à mieux y réfléchir ce n'était pas si mal, l'endroit était chaud et sécurisé. Quoique... Il y avait toujours cette porte et ce miroir qui provoquait sur Zara des effets étranges... La jeune femme l'avait rebarricadé et il était impossible d'y accéder au grand désespoir du chien qui retrouvait son apparence humaine dans le reflet du miroir. Et puis côté danger, il y avait aussi Zara-Louve qui menaçait de ressurgir à chaque instant. Mais Chronos avait tout de même accepté. Et puis ce n'était que provisoire.

Il tardait au sorcier de reprendre sa carrière d'apothicaire et il réfléchissait activement à l'idée d'ouvrir un commerce dans la Rue du Hâ. Non pas qu'il n'aima pas la Volière. L'édifice en lui même ne le dérangeait nullement. C'était surtout les oiseaux qu'il exécrait. Leurs petits cris stridents, leurs excréments qui jonchaient le sol et leurs regards haineux. Les volatiles n'avaient pas réussit à s'habituer à ce nouveau locataire et Chronos regrettait de ne pas avoir forme humaine pour leur infliger de quoi le laisser tranquille. Le sorcier n'avait jamais aimé les animaux. Un comble.

Pour l'heure, tout était calme dans la volière. Les rapaces avaient prit leur envol par la fenêtre ouverte pour chasser de nuit et la lune éclairait de quelques minces rayons le sol dallé de la pièce. Allongé dans sa panière, Chronos avait d'abord commencé à réfléchir à sa future boutique puis peu à peu il s'était laissé aller à somnoler. Il lutta contre le sommeil, voulant attendre le retour de Zara. Mais Zara ne revenait pas. Le petit chien s'inquiéta. On parlait de nombreux morts dans la ville et d'une créature inconnue qui tuerait tout sur son passage ? Et s'il était arrivé quelque chose à Zara ? Le chien veilla longtemps, couché en chien de fusil. Puis peu à peu, il se laissa gagner par un sommeil léger.

Une odeur chatouilla son odorat sensible. Odeur de désinfectant. Chronos éternua. Il quittait les bras de Morphée pour entendre des petits sons de pas. D'abord il fut surpris. Puis immédiatement, il songea à Zara. Zara ! Il ouvrit précipitament les yeux et ne vit d'abord rien, peu habiitué à la pénombre. Enfin, les ombres commencèrent à devenir famillière et il réussit à distinguer une petite silhouette qui montait les marches.

" Sara ! " s'exclama-t-il d'un ton de reproche, toujours allongé dans son panier. Le petit chien se leva et se précipita vers l'échelle en observant la jeune femme d'un air inquiet. " Sara ! " reprit-il " Tu as vu l'heure ? Hein ? Tu crois que c'est une heure pour rentrer, ça ? "

Puis il distingua sa tenue et commença à s'énerver. " Et où étais-tu ? Hein ? C'est quoi cette tenue ?" En analysant à nouveau l'odeur des vêtements de Zara, Chronos s'aperçut qu'ils possédaient une autre odeur humaine, un peu comme si la jeune femme s'était collée à quelqu'un d'autre. Le petit chien fronça les sourcils et piailla encore plus fort. " Tu étais avec quelqu'un ? C'était qui ?"
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Zara Zmerald
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MessagePosté le: Mar 5 Avr - 00:00 (2011)    Sujet du message: En retard mais de retour. Répondre en citant

L'éternuement raidit Zara. Aussitôt, elle remonta la petite chemise de patient d'hôpital. Elle accéléra le pas vers la trappe. Mais Chronos ne lui laissa pas le temps de l'atteindre. Il l'interpela en écorchant une nouvelle fois son nom. Elle ne s'attardait plus sur ce détail d'habitude. Mais là, elle se sentait coupable. Et ce sentiment injustifié la rendait hostile. Le prétexte fut saisit : Elle s'énerva de l'entendre alourdir la première consonne de son prénom.

Et comme elle ne se retournait pas assez vite, il répéta le nom écorché. Elle se retourna. Il l'accablait de reproches ! Il lui reprochait de rentrer si tard ! Alors, il s'était aperçut de son absence. Ce détail lui plaisait. Mais cela accentuait sa culpabilité. Et par là, accentuait sa rébellion. Elle faisait ce qu'elle voulait ! Elle était adulte ! Il n'était ni son père, ni sa mère. Elle n'en avait jamais eu. Ce n'était pas aujourd'hui qu'elle en aurait un.

Il continuait de lui parler. Elle mit ses poings sur ses hanches. Le coin de la chemisette retomba. Ça libéra son épaule. Elle la remonta aussitôt. Elle était gênée. Cela l'embêtait de ne pas pouvoir mettre ses poings sur ses hanches dans une attitude qu'elle pensait impressionnante. Pas grave. Elle se laisserait pas faire !

Mais soudain, il posa une autre question. Il ne s'inquiétait pas de l'affreuse nuit qu'elle venait de passer. De sa sensation horrible de prédatrice devenue proie. De la brûlure affreuse des balles. De la souillure de l'argent dans ses flancs. Non, tout ce qu'il sentait c'était son aventure avortée avec le mignon petit médecin de Sainte-Egéria.

" - Mais t'es jaloux, ma parole ?" attaqua t-elle. Elle se sentait encore plus blessée par la désillusion. Elle croyait qu'il s'était inquiété. Elle pensait qu'il avait pu sentir l'agression dont elle avait été victime. Et tout ce qu'il sentait, c'était l'homme.

Elle faisait ce qu'elle voulait ! Voilà tout ce qui lui passait par la tête. Une petite voix lui caressait le cœur. Amère et douce à la fois. Chronos était jaloux. Mais elle était trop énervée pour l'entendre. Et puis, si elle l'avait entendu qu'en aurait-elle pensé ? Que Chronos réagissait comme certains chiens. Ceux qui croient que leur maîtresse leur appartient. Ah, il ne lui avait pas fallut longtemps pour penser qu'elle pouvait lui appartenir. Lui qui disait tout le temps que son hospitalité n'était que provisoire. Décidément, sa condition de chien n'arrangeait pas des travers très masculins !

Mais elle ne pensait pas ça. Elle était aveuglée par la déception de voir qu'il ne s'arrêtait qu'à l'odeur d'un autre. Sans voir sa perdition. Que s'imaginait-elle ? Que Chronos le chien puisse être son meilleur ami ? Qu'il puisse la comprendre d'un coup d'œil ? Que son gros cœur de canidé ne la juge pas et la soutienne ? Aveuglément ?

Il n'avait du chien ni l'instinct ni l'amour aveugle. Il était un homme. Et combien l'oubliait-elle souvent. Et cette fois, elle le réalisait.

" - Je fais ce que je veux ! Je suis chez moi quand même... " dit-elle sur le ton de la réprimande, elle aussi. Et elle le regretta aussitôt. S'il se fâchait ? S'il décidait de partir ? Là, sur le champ ? Son attachement pour le petit chien souleva en elle une nouvelle révolte. Non, elle ne devait pas regretter.

Et puis quoi ? Elle était partie sans le prévenir. Elle aurait pu ne pas rentrer. Et même s'il était jaloux, il avait bien vu qu'elle n'était pas là. Elle s'en voulait de rentrer en catimini comme une voleuse. Elle aurait du faire du bruit. Pourquoi se sentait-elle si coupable ? Elle était chez elle ! Chez elle ! Libre !

Car oui, libre, elle l'était enfin. Terminé les rues de Sao Paulo. Terminé l'autorité de frère Erman, le bon moine qui l'avait recueillie. Il l'avait éduquée. Discipline. Terminé l'emprise de la bête. Elle maîtrisait la louve qui se cachait en elle. Terminé la misère. Sauf que là... Si Chronos parle. Si le Clan apprend qu'une loup-garou se cache à Angoulême-Sorcier...

Elle se mordit la lèvre et baissa les yeux. Tu parles d'une liberté ! Elle était pieds et poings liés. Non, Chronos ne devait pas se fâcher. Elle soupira et s'assit sur une marche. " - J'ai... J'ai eu des soucis..." se força t-elle à lui avouer. Aveux calculés. Sa survie en dépendait.
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MessagePosté le: Ven 8 Avr - 21:33 (2011)    Sujet du message: En retard mais de retour. Répondre en citant

Zara finit par se retourner. Les sourcils froncés et la moue sévère elle observa le petit chien qui s'était levé de sa panière pour se placer devant elle. Chronos fixa les prunelles sombre de la jeune femme et y perçut une intensité qui aurait pu l'inciter à baisser la tête. Mais non. Parce que le sorcier avait toujours été têtu et ne s'était encore jamais démonté. Sauf quand Zara devenait Zara-Louve. Là, il faisait profil bas. Heureusement, depuis l'incident de la porte, l'homme n'avait plus été témoin d'autre métamorphose.

Zara était là, donc. Et elle l'observait d'un air furieux. En équilibre sur son éhcelle, la jeune femme tenta de mettre ses mains sur ses hanches, faisant glisser par la même occasion une des fines bretelles qui retenait sa chemise, du coup elle se ravisa et se contenta de fusiller Chronos du regard. Le petit chien n'avait pas changé de posture pour autant, debout le nez en l'air il observait Zara sans détour, l'espace de quelques instants ses yeux avaient même suivit la chute de la bretelle qui découvrit une épaule nue.

Lorsque la jeune femme parla d'un ton acerbe, Chronos ne put s'empêcher d'être surpris ce qui se traduisit par un haussement d'oreilles. Jaloux ? Jaloux de qui ? Jaloux de quoi ? Jaloux de l'homme qui avait frôlé Zara ? Jaloux de l'homme qui avait une véritable apparence d'homme ? Ou alors jaloux que Zara ne le considère que comme un fidèle compagnon à quatre patte ?

" Jaloux ? " répéta Chronos, confus. Jamais le sorcier n'avait prêté attention à quelqu'un d'autre qu'à lui même. Et puis il y avait eut Zara, une toute petite Zara perdue et déconfite attablée à un bar. Un petit bout de femme solide et fragile à la fois. Il avait fini par s'y attacher... Alors qu'elle lui cri dessus comme ça, aussi violemment ! Le petit chien grogna avant de reprendre avec véhémence. " Non ! Pas jaloux ! Mais inquiet ! Il y a quelque chose qui rôde dehors. Une chose qui tue des gens Sara ! Et toi tu...tu traines le soir avec des inconnus ! Imagine tout ce qui aurait pu t'arriver ? Imagine que cette Chose t'ai trouvé ? On dit qu'il y a encore eut des morts aujourd'hui. Et toi ! Et toi qui ne revenait pas ! " Il cessa de parler et continua à fixer la jeune femme. Oui, il avait eut peur que Zara disparaisse. Pas parce qu'elle était la seule personne qu'il connaissait à Angouleme. Mais parce qu'il avait commencé à s'attacher à ce petit bout de femme.

Zara s'énervait, finit par crier qu'elle était chez elle d'abord. Le regard de Chronos se figea. C'était vrai ça, elle n'avait pas tort. Peut être que la jeune femme se fichait bien de lui, peut être que sa présence l'importunait mais qu'elle n'osait pas le dire. Ou peut être qu'elle avait simplement besoin de garder avec elle une peluche parlante. Et puis quoi ? Elle voulait qu'il parte ? Mais cette cohabitation n'était que provisoire ! Il n'avait jamais demandé l'hospitalité, lui; c'était elle qui lui avait proposé ! Le petit chien commença à s'énerver. Il jeta un regard à la porte. Fermée. De toute façon, même s'il décidait de partir maintenant sous le coup de la colère, il ne pourrait pas l'ouvrir. Et il n'avait pas envie de demander d'aide à Zara. Il n'avait pas envie de se sentir dépendant des autres. Comme si être un chien ne suffisait pas !


"... Oui... Tu es chez toi. "
admit le chien, entre ses dents. Il partirait. Bientôt. Il n'avait plus envie de dépendre d'elle. Ni de personne d'ailleurs. L'impression d'être un parasite lui soulevait le coeur.

Et puis l'attitude de la femme changea. Elle se calma d'un coup, comme prise d'une illumination subite. La mine terne, elle s'assit sur une marche et murmura qu'elle avait eut des problèmes. Chronos hésita quant à la conduite à adopter. Une part de lui avait envie de bouder et une autre voulait rassurer Zara, comme la première fois qu'ils s'étaient rencontré et qu'il l'avait rassuré sur la porte. Elle avait l'air si triste ! Des rides creusaient la peau lisse de son front. Le petit chien finit par se convaincre d'avancer à petit pas vers elle. Il s'arrêta près de la marche et questionna.


" Des ennuis ? Graves ? Tu es allée à l'hôpital... Tu as été blessée ? Tu es blessée ? "



Et dire qu'il la harcelait de question alors qu'elle était blessé ! Chronos s'en voulut. Pour la première fois de sa vie, il commençait à remettre en cause son propre comportement.
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Zara Zmerald
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MessagePosté le: Ven 15 Avr - 14:57 (2011)    Sujet du message: En retard mais de retour. Répondre en citant

(Gniark ! Je l'ai préparé bien tranquillement hier soir et aujourd'hui ! T'as de la lecture, mon petit Chronos Cool  )


L'effet recherché eut lieu. Chronos changea de ton. Comme quoi, des fois, quand on est sincère, les miracles arrivent. Pourtant, Zara n'y croyait pas encore complètement.


Il s'était rapproché. Pas d'un coup. Mais plutôt en hésitant. En tortillant du derrière. En piétinant d'une patte sur l'autre. Il semblait inquiet. Pas pour elle, mais pour lui. Comme si Zara allait le mordre. Finalement, c'est une véritable inquiétude pour elle qu'il avait exprimé. Comme si la peur de la perdre, elle, avait gagné sur celle d'être mordu.


Il la craignait. Elle le voyait bien. Ça la désola. Elle aurait voulu le rassurer. Lui dire qu'il ne risquait rien. Mais comment pourrait-il la croire alors qu'elle avait perdu le contrôle devant lui ?


Ça compliquait les choses... Mais il s'était assis à ses pieds. Cela ne voulait-il pas dire qu'il l'aimait bien quand même ? Elle tourna ses yeux vers lui et le regarda. Il avait les oreilles basses, le regard un peu larmoyant. Une vraie peluche qu'on aurait voulut prendre dans ses bras.


Mais ça, elle ne voulait surtout pas ! Elle savait qu'il était un homme. Et même si parfois elle l'oubliait, elle essayait quand même de ne pas le traiter comme un chien.


Elle ne put résister au plaisir de poser sa main sur son crâne. Elle ne le caressa pas. Elle posa juste sa main. Elle sentait le poil doux en dessous. Et puis l'arrête de l'os juste dans sa paume. Mais elle résista à la tentation de le caresser.


Elle soupira. Chronos était le seul à connaître son secret à Angoulême. Cela faisait-il de lui son ami ? Elle voulait le croire. Ça avait l'air si « pratique » d'avoir un ami-chien.


Elle leva les yeux au plafond pour faire disparaître les petites lares qui s'obstinaient à monter dans ses yeux. Bêtement ! Zara n'avait jamais su résister aux animaux ! Même quand elle savait pertinemment qu'ils étaient humain ! Un comble !


«  - Cette nuit... » commença t-elle sans vraiment savoir par où commencer. Ce n'était pas évident ! C'était bien la première fois qu'elle devait s'expliquer ! «  - Cette nuit, c'était la pleine lune... » Elle ne devait pas commencer par là, elle le sentit aussitôt. Qu'allait-il croire ? Qu'elle ne se contrôlait pas non plus les nuits de pleines lunes ?


 « - C'est pas grave... » se rattrapa t-elle.  « - Je veux dire que je peux ne pas me transformer... Mais... Je sens d'avantage la louve en moi et... Et je peux pas me transformer ici. » Aïe ! Il allait encore s'imaginer des trucs ! Comme par exemple : Qu'elle ne se contrôlait pas en louve. Qu'elle pouvait blesser quelqu'un ! Lui peut-être ?


Il fallait lui expliquer d'avantage !  « - Ici, il y a le Clan ! Tu sais ? Les loup-garous qui protègent le Coeur. Je t'en ai déjà parlé. Et je ne suis pas de leur clan. S'ils découvrent un autre loup-garou sur leur territoire... Ils le chasseront. » Voilà ! Maintenant c'était plus clair. Maintenant, Chronos allait aller les voir et leur dirait tout !


Elle ferma les yeux. Elle ne voulait pas y croire. Et puis il était enfermé ici ! Si elle avait un seul doute, elle pouvait même l'enfermer dans l'étrange sous-sol ! Il était à sa merci ! Elle ne devait pas avoir peur !


Elle le regarda de nouveau. Il était si mignon ! Il ne lui ferait pas ça ? *Zara ! C'est un homme ! N'oublie pas ! C'est un homme... Je me demande à quoi il ressemble en vrai... * se demanda t-elle tout à coup. Elle ne se l'était jamais demandé...


 « - Alors ici, je ne peux pas me transformer. Mais si je ne me transforme pas de temps en temps, j'ai l'impression qu'elle étouffe et... » Comment lui dire qu'elle ne peut pas l'étouffer ? Qu'elle avait un besoin vital de chasser, de traquer, de tuer, de manger un animal encore palpitant de vie tiède ?  « - … Alors, je... Je vais dans la forêt. Et là, je me transforme et … Je la laisse un peu faire... tu vois ?


Seulement voilà ! Cette nuit, elle était tombé sur quelqu'un ! Et ça, ce n'était pas le plus grave. Le plus grave c'est que ce quelqu'un, une troupe de chasseur, l'attendait ! Pour preuve leur munitions si spéciales.


Elle lui raconta donc comment ça s'était passée. Elle se laissa même entrainer par son récit. Elle lui raconta la brume. Le sol humide. Les odeurs fauves. La traque du cervidé. Et puis comment elle l'avait enfin rattrapé. Elle en oubliait Chronos. Ses yeux brillaient d'excitation. Comme si elle y était à nouveau.


Et puis la brûlure au flanc. Ses poings se serrèrent de frustration. Le bruit des autres balles autour d'elle. L'affreuse brûlure. Le sang chaud qu'elle perdait. Sa folle fuite en avant. La griffure des ronces. Comment la forêt et la nuit l'avait protégée des chasseur. Le bruit des chiens. Et elle se tut en baissant la tête.


Zara semblait revenue dans la volière. Elle tourna la tête vers Chronos et poursuivit plus calmement.  « - Je ne sais pas trop comment j'ai fais alors... Je me suis réveillée à l'hôpital. Celui de Sainte-Egéria. Ici. A Angoulême Sorcier. Mais... «  Elle baissa de nouveau la tête.


 « - Combien de temps crois-tu qu'il faudra au docteur Rivière pour comprendre que je suis une louve ? Je suis arrivée nue, blessée par une balle en argent... Et quand il l'a eut retirée, j'ai guéri d'un coup ou presque... Elle souleva alors la petite chemisette et montra sa taille à Chronos. Une petite cicatrice blanchâtre y était...


Elle remit la chemisette à sa place et le regarda de nouveau : « - Et combien de temps crois-tu il lui faudra pour le dire au Clan ? Et à eux pour me retrouver... »


Cette fois, les larmes brillèrent dans ses yeux. Zara se sentait encore plus perdue maintenant qu'elle avait parlé. Qui était l'imbécile qui avait dit qu'on se sentait mieux après ? A présent qu'elle avait tout dit, elle se rendait encore plus compte de sa dangereuse situation : Elle aurait du tuer cet homme !
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:24 (2017)    Sujet du message: En retard mais de retour.

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